dimanche 4 mai 2008

Vang Vien

Nous ne sommes restés qu’une nuit à Luang Pabang. Le lendemain nous prenions le bus pour Vang Vieng dont de nombreuses personnes nous avaient tant vantés les mérites : Cette petite ville réputée pour sa jolie région et la grande diversité des activités qui y sont possibles. On y fait notamment « Tubbing » (= descente de rivière sur un chambre à air de tracteur), du kayak, du rafting, on y visite ses énormes grottes calcaire… Si la région est jolie, le reste nous a déçus : Les organisateurs d’activités sur la rivière ont essayé de nous arnaquer à 2 reprises. Si bien que nous avons décidé de nous débrouiller seuls pour le Tubbing. Nous avons loué une bouée et sommes allés en amont de la rivière. Nous espérions être bousculés par quelques rapides (dans le guide du routard ils disaient même que cette rivière était dangereuse !!) mais au lieu de ça on a CRAME sur une bouée qu’on ne parvenait pas à faire avancer (sans doute pas assez d’eau dans la rivière – fin de la saison sèche) ! On a bien vite compris que pour la plupart des gens ici, tout l’intérêt du tubbing c’est de s’arrêter dans les bars accrochés aux rives, crachant de la musique plus ou moins branchée pour attirer le touriste, et se bourrer la tronche. Evidemment, quand on voit les vaguelettes en double, c’est sans doute beaucoup plus impressionnant !! Quelques bars proposaient de faire des « jumps » dans l’eau en se balançant au bas d’une corde ou en se laissant glisser le long d’un câble. A la limite ça c’était drôle.

Sinon, on a trouvé que la ville était à l’image du touriste qui la fréquente : elle est ponctuée de restaurant dont les chaises sont des lits dans lequel les jeunes sont affalés et regardent des séries genre « Friends », à longueur de journée sans doute pour se remettre de leur cuite de la veille.

Le lendemain on descendait vers Vientiane (la capitale) en pick-up et… en kayak :-) là, on a eu droit à quelques descentes impressionnantes. Nous avions prévu un petit appareil waterproof mais nous sommes rendus compte avec effroi qu’il n’y avait pas de pellicule dedans. Vous n’aurez donc pas de photo de nos visages grisés par la vitesse soudaine que prenait notre kayak.

samedi 3 mai 2008

Culture sur Brulis

Au cours du treck nous avons constaté les dévastations causées par la culture sur brulis. Les rizières dans les vallées ne suffisent pas aux paysans, bien que, grâce à l’irrigation, ils arrivent à y effectuer 2 récoltes par ans. Ils brûlent une partie des collines avoisinantes à la saison sèche pour pouvoir y planter du riz avant la saison des pluies et bénéficier d’une récolte supplémentaire. Pour ne pas « abîmer » la terre, chaque parcelle est cultivée ainsi une fois tous les 3 ans.

Le gouvernement aurait décidé qu’à partir de 2010 le brulis ne serait plus autorisé. Les paysans étendent intensivement les superficies brûlées depuis cette décision. Les surfaces décimées sont considérables, sans compter la pollution que ca génère, à Luang Phabeng, l’air y est parfois irrespirable.

Au Myanmar nous avions aussi vu beaucoup d’incendies dans les collines, mais il semblait que c’était juste pour débroussailler les bords des champs ou les bois. Au Laos comme au Myanmar, nous n’avons jamais compris comment ils s’arrangeaient pour empêcher la propagation du feu. Ils ont l’air de compter sur leur divinité pour les protéger… Pourtant ces feux sont parfois très proches des villages. Nous étions fort effrayés en pensant aux nombreux incendies destructeurs du sud de la France, d’Espagne ou en Grèce l’an dernier.

Philippe

vendredi 2 mai 2008

Nong Khiaw

Le visage collé à la vitre de notre mini-van (pas bondé, il faut le souligner), nos yeux se sont remplis d’images ! Le paysage était si beau qu’on aurait souhaité que ce voyage soit sans fin. La route sillonnait entre les montages aux formes adoucies par un tapis de verdure si dense que l’on ne pouvait voir un tronc (eux-mêmes couverts de plantes grimpantes) dans lequel s’accrochaient les nuages. Quant, à de rares occasions on apercevait la terre, elle revêtait une couleur rouge, brique, cramoisi qui teintait étangs et rivières. En contre bas, de la route coulait le Namou et au dessus de nos têtes, le ciel plombé d’épais nuages ne gâtait en rien la beauté du paysage.

J’ai perdu le compte des arbres aux feuilles étranges que mon regard a croisé. J’ai une préférence pour l’arbre de Teck. Son coté ridicule le rend touchant : ses feuilles sont trop grandes pour ses branches si bien que quelle que soit leur nombre, on a toujours l’impression qu’il en manque. Et puis en même temps, cet arbre inspire le respect. Ces épaisses feuilles couvertes d’un léger duvet qui leur donne, une fois sèche d’étrangers reflets argentés, sont d’une solidité surprenante.

Nong Khiaw est à la hauteur de nos espérances : Perdu entre falaises et jungle, ce petit village est un trait d’union entre les 2 rives du Namou … Le panorama est enchanteur.

Nous avons passé le pont le nez en l’air pour regarder la montagne, ou en bas pour observer la rivière et les enfants qui s’y baignent. Amélie et Arnaud nous avaient recommandé la Sunset Guest house pour leur gentillesse et les treks qu’ils organisent dans la jungle, mais contre toute attente, nous avons reçus un accueil glacial et mes efforts pour arracher un sourire à la gérante sont restés vains. En dépits de cela, nous nous sommes installés dans l’un de leur joli bungalow.

Peu après avons appris avec déception que, si nous souhaitions partir en trek, il nous faudrait trouver au moins 2 personnes supplémentaires. Philippe a donc courageusement abordé chaque touriste du village mais le trek ne semblait intéresser personne.

Le soir, nous avons mangé à la guest house avec tous les nouveaux amis que cette recherche d’accompagnants nous avait permis de faire. Cette soirée eut été parfaite s’il n’y avait pas eu une totale confusion dans nos commandes de plats. Cette Confusion aura généré une tension entre les gérants et nous qui aura eu raison de notre envie de rester dans cet établissement.

Cet évènement et les difficultés que nous avons eues à trouver des gens motivés pour notre trek bien aimé auront ternis un peu notre beau souvenir de Nong Khiaw. Cette recherche fastidieuse et pénible aura duré 2 jours ! Enfin, ce trek, on l’a voulu très fort et on l’a mérité : Nous sommes partis avec Ahicha, une allemande et Adrien, un français d’un style un peu particulier.

Hôm, 21 ans, est notre guide. Le visage rond, doux et souriant, il parle un anglais impeccable. Avec beaucoup de patience, il a levé chacun des points d’interrogation que nous avions sur la jungle, le mode de vie villages tribaux, les rizières… Dans le premier village, un paysan nous a invités à prendre le thé avec sa famille. Nous sommes entrés dans sa petite maison en bambou, sans fenêtres et le sol en terre battue. La maison comptait une seule pièce quasi vide. Dans un coin, une moustiquaire nous permettait de deviner où ils dorment. Au centre, un feu de bois surmonté d’un chaudron me rappelait la chaumière des 7 nains. Le paysan, bien qu’ayant l’air relativement jeune, avait 7 enfants. 7 filles dont la plus jeune est malade. Par chance, Ahicha est médecin et, après avoir ausculté la petite, elle a déclaré que l’un de ses tympans était pourri. C’est sans gravité, mais elle doit prendre des antibiotiques (qu’Ahicha lui achètera plus tard à Nong Khiaw) si elle ne veut pas perdre l’ouïe…

A midi, nous avons étés gentiment reçus par la tante de Hôm pour le déjeuner. Au menu, Sticky Rice et vegetable. Pendant ce temps les enfants du village ont tous passé leur tête au moins une fois par la porte pour satisfaire leur curiosité. On pouvait lire dans leurs regards intrigués des questions du style « mé qu’est ce que c’est ?! ». Il faut dire que tout le long du trek, nous avons été le centre d’intérêt des autochtones (petits et grands).

De rizières en sentiers broussailleux, traversant de temps en temps de petites rivières nous sommes finalement arrivés jusqu'à un village Mongk où nous avons passé la nuit (dans une petite maison en bambou).

Pour nous laver il a fallu nous rendre au milieu du village : là ou se trouve l’un des 2 robinets publique du village. D’autres femmes s’y lavaient et trouvaient nos manières très amusantes (je me suis lavee toute habillée).

Les femmes ici se coiffent toutes de la même manière : un pompom torsadé sur le sommet du crâne (voir même juste au dessus du front).

Au repas : soupe de bambou (très amère), salade d’haricots, poulet (avec des morceaux de choix tels que le cœur, les reins, les pattes,…) et riz. Hom est vraisemblablement un très bon cuistot et il nous permet par la même occasion de gouter des recettes lao que nous n’aurions pas osées.

Nous jouions aux cartes quand nous nous sommes rendu comptes que nous étions observés par 24 yeux hostiles. En effet, il y avait autour de nous 4 gigantesques araignées (7 cm sans les pates) poilues et repoussantes à souhait. Arkk ! Elles étaient la recherches d’insectes, ces derniers étant attires par la lumière de notre ampoule, nous étions, par conséquent, obligés de tolérer nos présences respectives. J’espérais juste qu’elle ne dépasserait pas le mètre qui DOIT nous séparer et qu’il n’y en ait pas dans notre lit…

Nous nous sommes réveillés avec le chant du coq à 6h30 et déjà, femmes et enfants étaient à notre porte les yeux écarquillés. L’une des femmes devait bien avoir 50 ans et j’ai vu sa petite fille (fille de sa fille) de 3 ans lui grimper dans les bras et se mettre à lui téter le sein. Juste à coté d’elle se tenait un autre enfant a peine plus âgé. Il avait dans sa petite main maladroite, une machette… et cela ne semblait inquiéter personne… Ces choses là n’arrivent plus chez nous. Nos enfants sont-ils surprotégés ?

Petit dej : omelette, soupe de nouille aux légumes épicés, riz et salade de bambou, servis, comme à chaque repas, en quantité astronomique.

Ce matin la, il pleuvait et ce n’était pas une bonne nouvelle… Etre mouillés n’était pas tant le problème mais nous allions devoir affronter les sangsues… Je n’en avais jamais vues, mais sincèrement, je n’avais pas très envie de les rencontrer. Je me rappelais trop bien des récits de Diane au Népal et j’avais peur de frôler l’hystérie… J’ai donc enfilé mes grosses chaussures, ai passé mes chaussettes au dessus de mon pantalon, mon pantalon au dessus de mon T-shirt et nous sommes partis laissant quelques sourires amusés derrière nous.

Nous avons bien marché une heure sans croiser un seul de ses petits ennemis (J’étais soulagée quoi qu’un peu déçue pensant que je n’aurais rien à vous raconter) jusqu'à ce que notre guide s’arrête net et se retourne vers nous l’air sérieux : « There are leeches from now on. Watch your steps! » He ben, il ne s’est pas foutu de nous ! Elles étaient là, dressées sur leur ventouse arrière, leur tête fouettant l’air attendant un frôlement de notre pied pour nous grimper dessus. Malgré ma vigilance, l’une d’elle est parvenue à remonter mon bâton de marche jusqu'à ma main. Heureusement que notre hôte de la veille nous avait préparé une potion-magique à base de Lao-Lao (alcool fort très apprécié) et de sel permettant de « déventouser » les sangsues (parce que, purée, ces machins, quand ça colle, ca colle !!) A la suite de cela, j’ai intimé à Philippe de marcher devant moi afin que je puisse surveiller ses jambes : l’inconscient était en short et j’avais peur que le produit anti sangsue dont il s’était badigeonné ne suffise pas. Nous sommes arrivés à la rivière ou nous devions prendre le bateau ¾ h plus tard. Apres inspection, il s’avère que la seule à avoir été mordue est Ahicha (l’une des ces sales bête était même parvenue à lui remonter jusqu’aux fesses !)

Malgré la grisaille, nous nous sommes un peu baignés dans les rapides de la rivière et avons observé notre guide pêcher notre déjeuner: un repas délicieux que nous avons savouré dans un petit village. Les poules et les cannards se sont chargés du nettoyage de la cuisisne...

De retour à Nong Khiaw, nous avons récupéré les gros sacs à dos que nous avions laissés à notre hôtel et j’ai réalisé que les fourmis rouges avaient profité de notre absence pour coloniser le mien. J’y avais négligemment laissé un petit sachet de graine de sésame pourtant celé. Ce même soir, j’avais eu la grande idée de laisser mon sac dehors sous une lampe. Je l’ai retrouvé jonché de monticules de « larves volantes » mortes (le genre de larves qui ne vivent qu’un jour et qui sont justes bons à nourrir les poissons et à nous emmerder quant on mange sur la terrasse). Y en avait partout et ca glissait dans des fentes inaccessibles de mon sac. C’était absolument répugnant et d’autant plus pénible que ces bestioles mortes servirent de garde manger aux quelques fourmis que je n’avais pas délogées…

Le lendemain, nous avons eu toutes les peines du monde à trouver un moyen de retourner à Luang Pabang. Chaque Laotien que nous interrogions nous donnait une information différente concernant les horaires, le moyen de transport (bus, mini bus ou pick-up) ou le lieu ou il fallait attendre. Au bout de 2 heures de « Qu’est ce qu’on fait ? Comment on va s’en sortir ?! », Nous étions assez de touristes (6) pour louer les services d’un mini van à un prix abordable.

jeudi 1 mai 2008

Luang Prabeng

Après être restés 15 jours au même endroit, nous avons eu un peu de mal à nous remettre en route. Nous avions presque oublié combien il était parfois pénible de chercher un moyen de transport ou une chouette guest house.

Les bus étant complets pour passer au Laos nous décidons de nous rendre à Chiang Rai, une ville un peu plus proche de la frontière. On y a trouvé une adorable petite Guest House (Chiang House) avec piscine pour des ronds de carottes, des queues de cerises, de cacahouètes ! (3 €). Nous en avons profité 2 jours, le temps de faire un petit tour de la ville et réserver le bateau pour Luang Prabeng.(Laos).
On sait, pour s’être renseignés, que ces 2 jours de croisière seront très inconfortables, mais à moins d’y mettre un bon paquet de dollars supplémentaires, nous n’avons pas trouvé d’autre option…

Notre première impression du Laos ne fut pas très bonne :
L’agence qui nous a accueillis pour nous mener au bateau a eu recours à la désinformation et au mensonge afin de nous vendre ses produits et services. Selon elle, trouver un hôtel à Pakbeng (le petit village où nous feront escale) sans réservation au préalable est quasi impossible. Les employées nous pressaient et insistaient pour que l’on réserve, à prix d’or, une chambre par leur biais. Nous n’avons pas cédé mais l’idée que nous dormirons peut être à la belle étoile, dans la jungle, avec nos amies les bêtes nous a angoissé tout le trajet.

Philippe avait changé quelques dollars en Kip (Monnaie laotienne) à la frontière afin de couvrir nos petites dépenses jusqu'à Luang Prabeng, notre fameuse agence prétendait que ce montant ne suffirait pas et il fallait absolument changer nos dollars ou nos baths chez eux. Ce que nous avons fini par faire préférant jouer la carte de la sécurité.

Topo : on n’a eu aucun problème pour trouver un hôtel à Pakbeng pour beaucoup moins cher que ce que nous proposait l’agence et l’argent que nous avions changé à la frontière était amplement suffisant (surtout que tout peut se payer en Baths comme en Kips).

Je déteste les menteurs doublés de profiteurs !

Le voyage sur le Mekong fut un ravissement : ses rives sont surprenantes et magnifiques. Malheureusement, la beauté du paysage fut gâchée par l’inconfort du bateau : l’assise des banquettes en bois était trop étroites et le dossier trop raide si bien qu’au final, la position la plus confortable était : debout. Je ne vous étonnerai pas en ajoutant que le bateau était bondé de monde et que pour passer de sa place à la toilette, il fallait bousculer ou enjamber bien des gens.

Le lendemain de notre nuit à Pakbeng, le bateau est parti avec 1h30 de retard (comme la veille, d’ailleurs). Comme si 8h sur ces banquettes à la c.. ca ne suffisaient pas… Décidemment, ces Laos là aussi m’énervent…

Luang Prabeng ne fait pas partie du Patrimoine de l’UNESCO pour rien. Elle compte quelques temples incroyables, un intéressant musée dans l’ancien palais royal, de très jolies rues bordées de maison coloniales et des araignées horriblement belles (cherchez l’intrus). Autant dire que nous avions de quoi occuper nos ballades.

Nous avons retrouvé nos amis Amélie et Arnaud (que nous avions rencontrés en Birmanie) avec beaucoup de joie et pendant 2 jours, nous avons partagé nos dernières impressions de voyage. Ils sont surpris d’apprendre que nous n’avons pas eu de bons contacts avec les Laos (nous avons croisés peu de laotiens souriants et aimables) ayant, eux, rencontré beaucoup de gens adorables. Voilà qui nous rassure pour la suite. Ils nous ont aussi parlé de leur (mauvaise) expérience du Vietnam ce qui, ajouté au témoignage de ma chère tante Françoise a fini par nous dissuader d’y aller. A la place, nous irons en Malaisie et en Indonésie. « soupire »… la vie est dure, pas vrai ? ;-)

Nous avons essayé le massage Lao. Et pour cela nous sommes allés dans un « institut » (chaudement recommandé par Amélie et Arnaud) dont les masseurs sont aveugles. C’était d’ailleurs assez cocasse parce que, lors du massage, une coupure de courant à plongé la pièce dans le noir complet. Ce qui n’a, bien entendu, pas empêché nos masseur de continuer leur travail là où tout autre professionnel se serait arrêté. Ah, et, ce qui est génial avec le massage thaï c’est qu’on est contents tout le temps : content quand ca commence et content (voire super contents) quand ca s’arrête ! Philippes et moi avons du étouffer quelques fous rires en voyant nos grimasses respectives. Nos gémissements de douleur joints à nos rires amusaient beaucoup nos masseurs.

Nous avons trouvé l’introuvable ! « vrai soupir » Home ! Sweet Home !

samedi 12 avril 2008

Un nouveau vol, un nouveau pays. La Thailande

Philippe et moi étions sur la route depuis 2 mois, changions d’hôtel tous les 2 jours, vivions comme des nomades. Il était temps de prendre des vacances : arrêter de voyager et se poser dans un endroit où l’on se sent bien. Chang Mai s’est imposée d’elle-même. C’est une ville ravissante qui offre une grande diversité d’activités dont nous avons largement profité. En résumé :

Le temps d’une balade au Zoo de Chiang Mai, nous sommes redevenus enfants. Tant et si bien qu’en voyant certaines petites bêtes à poils (singes, tigre blanc ou le fameux panda,…) j’ai émis des sons que je n’avais plus émis depuis des années « Oh Diii ! Cé Ro mignon ! ». Cela me fait penser que, pour voir le panda, il fallait faire preuve d’une certaine motivation. Passer dans son biotope coutait 200 Bath supplémentaires(c'est-à-dire l’équivalent de l’entrée du Zoo), puis nous devions tremper nos pieds dans du désinfectant avant d’entrer dans la salle climatisée ou Pandachou faisait sa sieste. On a bien cru qu’on ne verrait que ses fesses jusqu'à ce qu’entre en scène un homme botté lui chatouillant les narines avec des fruits pour l’attirer dans une autre cellule afin que la sienne soit nettoyée. Panda a eu sa sucrerie mais ne pouvant retourner dans SA prison dorée il se mit à tourner, et c’est le cas de le dire, comme un lion en cage. On pouvait presque lire dans ses yeux « ca y est ! j’ai encore été eu !! » Une fois le nettoyage effectué, Panda, heureux, repris possession des lieux, s’assit de façon presque humaine et se mit à grignoter les tiges de bambou fraichement déposées là.

Il a aussi fallu remettre notre site à jour et cela nous a pris quelques jours… Heureusement qu’internet était gratuit dans certains restos ou bars :-) (pour autant qu’on ait un laptop)
Nous avons expérimenté plusieurs types de massages. Ces soins sont tellement bon marchés qu’il aurait été dommage de ne pas en profiter : 4 € de l’heure. On a même étendu le dorlottage à la pédicure et manucure (4 €).

J’ai pris un cours de cuisine Thaïe histoire partager notre voyage avec vos papilles gustatives (même si je n’arriverai jamais à la cheville de Tiv, en la matière ;-)

En attendant, à défaut de cuisine à disposition, nous avons tenté de diner dans tous les bons restaurants de la ville (mais sans succès tant il y en a). Pour vous donner une idée du coût de la vie : un plat dans un bon resto Thaï coute 1,5 euro. Si vous préférez un plat italien, grec, mexicain, indien, suisse ou autre : 4 à 5 euros par plat.

Nous avons parcouru de long en large, en travers et en diagonal le marché du dimanche. C’est un marché artisanal dans lequel on aurait tout acheté… Malheureusement le paquet que nous prévoyons d’envoyer vers la Belgique ne peut pas dépasser 30kg. On a donc bien DU être raisonnables.

Comme l’a dit Philippe, on a loué une mobylette quelques jours. On a reçu, en prime 2 super casques qui étaient d’excellentes protections … contre le soleil. Trop grands, sans mentonnière, la visière nous tombait tout le temps sur les yeux (ca m’a rappelé quelques souvenirs d’Amérique latine). Bref, étant donné son inutilité additionné au fait qu’il nous donnait un magnifique air de champion, on les ne les a pas portés longtemps. Sinon, malgré les quelques différences de conduite (« Philippe, on roule à gauche dans ce pays ;-) », Ti loup s’est débrouillé comme un chef.

Toutes ses activités étaient ponctuées par les agréables moments passés avec Damien. Ce garçon est incroyable : il lui arrive toujours les choses les plus folles. Et parfois, il parvient même à les prendre en photos. Damien, merci de tout cœur pour ces quelques jours passés en ta compagnie et pour tous tes précieux conseils.

Nous étions si biens à Chiang Mai qu’au bout de 2 semaines, nous nous demandions si nous parviendrions à quitter cette ville un jour… Rendez-vous compte : Philippe envisageait même (peut-être-éventuellement), de suivre la voie de Damien… J’ai répondu « mais y aura jamais assez de place dans notre valise pour y mettre tes parents, les miens, nos sœurs et tous nos copains… » ;-)

Chiang Mai compte plus de 300 temples (autant qu’a Bangkok qui est pourtant une ville beaucoup plus grande). C’est pourquoi il n’est pas surprenant de voir deux temples l’un juste à coté de l’autre. Ce qui m’a étonné, par contre, c’est ce qu’on y fait : on ne se contente pas de prier, de faire des donations, d’écouter des sermons… Non, on y mange, on y cuisine, on y vent de l’artisanat, on y fait son show, bref, on y fait du commerce. Dans nos églises, on n’a plus vu ça depuis que Jésus a chassé les marchants du Temple à bons coups de pieds dans le popotin. Donc, ca fait bizarre.

Un autre truc étrange : ces fameux jours où l’on ne sèche jamais… Ces jours qu’ils appellent Songkran et qui leur donnent le droit de te balancer un seau d’eau en pleine tronche en te disant « bonne année ! ». Toi, sonné, prêt à lui mettre une claque, tu t’arrête net en répétant « Bonne année ?!? Mais on est mi-avril ?!? » Ben oui : C’est le nouvel an Thaï et en même temps c’est le « Water Festival » (qui célèbre la venue de la Mousson). Pendant 4 jours, tout le monde se promène dans la rue armé de pistolets ou bazookas à eau, de seau d’eau plus ou moins propre et parfois sadiquement pimentée de glaçons. Bien entendu, une fois sorti de chez soi, personne ne reste sec plus de 2 minutes.Et si on y arrive, c’est un miracle qui ne passe pas inaperçu. Alors c’est marrant un jour, voire 2 mais au bout du 3eme et qu’on veut sortir de l’hôtel avec notre appareil photo super cher qui ne comprend pas l’option Waterproof, on est bien emmerdés et ca nous a valu de montrer les dents. Enfin, tout est bien qui fini bien puisque l’appareil est toujours en vie et les gens qui nous ont balancé des seaux, ce jour là, aussi ;-)

Que dire d’autre ? Les thaïs sont adorables, et notre vie de tous les jours ressemblait de près ou de loin à la vie que nous aurions eue lors de vacances en Espagne.
Laetitia

mercredi 9 avril 2008

Sukhothai

7 avril 2008 Chiang Mai - Si Satchanalai - Sukhothai
Nous avons loué une voiture (on est en vacance hein, fini les bus) et effectué 8h de routes pour rejoindre Sukhothai. En chemin nous croisons un cortège impressionnant d’éléphants.

Avec Fred et Tiv nous étions passés à Sukhothai en janvier 2006 et rien n’a vraiment changé sauf qu’il fait nettement plus chaud en avril. A l’époque nous avions fait le tour des ruines en vélo. Cette fois-ci, grand luxe, nous avons fait le tour en voiture avec la climatisation à fond ! quel bonheur.

8 avril 2008 Sukhothai
C’est au cours de cette deuxième journée de visite en voiture que nous avons croisés par hasard les parents de Fred (à vélo eux) entre deux temples. (tient ! la mère sur les traces de son fils…) une excellente raison pour aller prendre un bière bien fraiche à l’ombre…

9 avril 2008 Sukhothai - Si Satchanalai - Chiang Mai
Sur le chemin du retour vers Chiang Mai, nous visiterons le parc historique de Si Satchanalai. Enfin, après avoir fait un détour d’une heure en suivant les indications pour le parc naturel de Si Satchanalai et un petit crochet pour observer des éléphants (les mêmes qu’on à vu dans le cortège) qui se prélassent sur le bord d’un lac.

Bref, le site est encore plus impressionnant que Sukhothai. Les temples sont moins bien conservés (et mois restaurés surtout) mais la végétation à repris ses droits ! Les arbres ont poussés au milieu des temples et nous avions l’impression d’être Indianna Jones découvrant un fabuleux trésor d’une civilisation perdue.
Philippe

mardi 1 avril 2008

Chiang Mai

30 mars 2008 Yangun - Chiang Mai
Ca y est, nous avons quitté le Myanmar. Notre avion attéri à Chiang Mai et Damien nous attendais à la sortie de l’aéroport. Nous étions chargés comme des baudets : Nos bagages d’origine plus tous les objets et vêtements que nous avons achetés et accumulés depuis que notre premier envoi postal d'Inde.
Ce que je tiens en main est masqué car c'est top secret.

Grâce à Damien qui vit ici depuis 2 ans, nous avons été épargnés de la fastidieuse recherche de guest house. Nous avons séjournés notre première semaine au centre de la ville dans une petite chambre au confort normal pour les voyageurs que nous sommes. Seule la piscine nous paraissait être un petit luxe dont nous aurions pu nous passer, car malgré la chaleur, nous en aurons profité que 2 fois.

Nous profiterons des jours de calme ici pour rattraper notre retard sur le blog et trier les trop nombreuses photos prises depuis notre départ. Heureusement, Nous avons récupéré mon ordinateur, gentiment apporté ici par mon Oncle Tom lors de son récent séjour en Thaïlande (encore un tout grand merci).

3 avril 2008 Chiang Mai

Nous avons loué une mobylette pendant trois jours pour visiter les alentours. Nous avons commencé par l’ascension d’une colline à l’ouest de Chiang Mai avec la visite du temple Wat Phra That Doi Suthep qui surplombe tout la vallée et dont l’accès se fait par un escalier plutôt long. Suivi ensuite par la visite du petit village de Doi Pui où un petit marcher nous a permis de trouver quelques objets sympas mais surtout de l’essence car le réservoir peut contenir seulement 2,5l. Nous avons fini par en trouver, à 40 Bath le litre (au lieu de 34 à la pompe), vendu dans des bouteilles de Whisky.

4 avril 2008 Chiang Mai
Laetitia ne se sentais pas très en forme ce jour là et elle a préféré me laisser partir seul.
C’est à l’est que je me rend cette fois-ci, faire le tour du barrage près de Nong Yaeng, et le temple au sommet d'une colline Doi Saket, juste de quoi occuper la matinée. Heureusement car sur le chemin du retour, j’avais vraiment des difficultés pour respirer tellement l’air était chaud.

5 avril 2008 Chiang Mai
Jour de congé pour Damien, il nous emmènes faire un grand tour en mobylette, de quoi nous rappeler nos ballades à moto en Ardennes du temps où il vivait encore à Bruxelles. Nous ferons une petite halte pour visiter un grotte en chemin, très « rafraichissant ». Pour ne pas changer, lors de nos escapade en 2 roues depuis notre départ, il fallait bien une crevaison… mon pneu arrière à rendu l’âme. Et si il n’était pas complètement mort, je l’aurai achevé en parcourant les 3 derniers km sur la jante pour rejoindre le premier garage. 400 Bath pour remplacer le pneu. Ouf, pour ma TDM ca tourne dans les 250€…
Philippe