
Au cours du treck nous avons constaté les dévastations causées par la culture sur brulis. Les rizières dans les vallées ne suffisent pas aux paysans, bien que, grâce à l’irrigation, ils arrivent à y effectuer 2 récoltes par ans. Ils brûlent une partie des collines avoisinantes à la saison sèche pour pouvoir y planter du riz avant la saison des pluies et bénéficier d’une récolte supplémentaire. Pour ne pas « abîmer » la terre, chaque parcelle est cultivée ainsi une fois tous les 3 ans.
Le gouvernement aurait décidé qu’à partir de 2010 le brulis ne serait plus autorisé. Les paysans étendent intensivement les superficies brûlées depuis cette décision. Les surfaces décimées sont considérables, sans compter la pollution que ca génère, à Luang Phabeng, l’air y est parfois irrespirable.
Au Myanmar nous avions aussi vu beaucoup d’incendies dans les collines, mais il semblait que c’était juste pour débroussailler les bords des champs ou les bois. Au Laos comme au Myanmar,

nous n’avons jamais compris comment ils s’arrangeaient pour empêcher la propagation du feu. Ils ont l’air de compter sur leur divinité pour les protéger…
Pourtant ces feux sont parfois très proches des villages. Nous étions fort effrayés en pensant aux nombreux incendies destructeurs du sud de la France, d’Espagne ou en Grèce l’an dernier.
Philippe
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