samedi 2 août 2008

Merci



Un tout tout grand merci à tous de nous avoir encourragés tout au long de ce magnifique voyage ainsi que pour vos petits messages sur le blog qui nous fesaient tant plaisir à lire. Cela nous donnait chaud au coeur de voir que tant de monde nous suivaient à la trace avec tellement d'attention.

vendredi 1 août 2008

Jeu de L'été (réponses)

Un petit mot spécial pour ceux qui ont courageusement répondu à notre quiz.

Philippe et moi voulions vous remercier de vous être pris au jeu et surtout d'avoir pris le temps de répondre à nos questions qui, on le sait, n'étaient pas faciles voire parfois ambigües. Certains ont répondu avec beaucoup d'humour, d'autre avec beaucoup de sérieux, mais, quoi qu'il en soit nous avons découverts chacune de vos réponses avec une joie non dissimulée.

Voici les réponses au Quiz.
1. Pourquoi ne sommes nous pas allés au Vietnam ?
A. C’était pas sur notre chemin
- le Vietnam faisait partie de notre itinéraire de base mais, beaucoup de gens nous ont vivement déconseillé d'y aller.
B. C’était trop cher
- le niveau de vie au Vietnam est à peu près le même qu'au Laos.
C. Il pleut tout le temps
- oui, mais, en cette saison, c'est aussi le cas au Laos et au Cambodge...
D. Les petits-viet-des-sites-touristiques sont pénibles
- C'est malheureux, mais c'était le dénominateur commun de tous les témoignages que nous avons reçus des voyageurs ayant parcouru ce pays. C’est donc la bonne réponse
E. Y a pas de bière
- on en est pas encore là ;-)

2. Dans quel pays avoir des vêtements propres coutait le plus cher ?
A. Inde
B. Myanmar
C. Laos
D. Cambodge
E. Malaisie - 0,57 E par jour. Le prix était à la pièce et pas au Kg.

3. Cherchez l’intrus :
A. Shiva
B. Ganesh - C'est le seul de ces dieux à avoir une apparence d'animal, en l'occurrence: une tête d'éléphant
C. Vishnu
D. Krishna

4. De combien de piqures Laetita a-t-elle souffert au sud du Cambodge ?
A. 50
B. 100
C. 150
D. 200
E. 250 - et encore: je n'ai pas compté celles que j'avais dans le dos...

5. Combien de jours avons-nous passé sur les îles Perhentians ?
A. 3 jours
B. 4 jours - on y serait bien restés, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses.
C. 5 jours
D. 1 semaine
E. On y est encore

6. Cherchez l’intrus :
A. Khajurâho
B. Bagan
C. Sukhothai
D. Vang Vien - tous les autres sont des sites historiques parsemés de temples et de palais. Vang Vien est plutôt un site de parsemé de fêtards ivres.
E. Angkor

7. Parmi les pays que nous avons visités, lesquels sont des Royaumes ?
L'Inde est une république au même titre que le Laos et l'Indonésie.
Le Myanmar est une dictature militaire
La Thaïlande est un royaume tout comme le Cambodge et la Malaisie (ils ont même 5 rois! Bien qu'un seul ne règne à la fois).

8. Selon vous, quand quittons-nous le sol asiatique ?
A. Le 28 juillet 2008
B. Le 29 juillet 2008, décolage vers l'Europe à 23:25 heure de Bangkok.
C. Le 30 juillet 2008
D. Le 31 juillet 2008
E. Le 1er août 2008

9 et 10 Que voyez vous sur ces deux photos?
Ma peau à la suite de piqûres? Naan... mais presque! C'est de la peau d'hippopotame! ;-) Pour cette photo, on a considéré que ceux qui avaient répondu "peau d'éléphant ou de pachyderme" avaient vu juste.



Un éléphant sculpté dans un énorme roché sur le site spirituel de Champasak.

Question Subsidiaire :
Combien de photos valables aurons nous prises au cours de notre voyage ?
La question n'était pas tout à fait claire. Mais comme elle ne permettait que de départager une éventuel ex éco, vous ne nous en voudrez pas trop, pas vrai? Par photos valables, on entendait "photos non supprimées" (cad: photos non floues et non redondantes) et elles sont au nombre de 5696

Voilà... Il est temps pour nous de dévoiler le nom de la grande gagnante...

Il faut dire que les scores étaient sérés...

Nous sommes très heureux de remettre la médaille d'or à ... Dominique Tybou :-)

Pour le fun: La médaille d'argent revient à Nathalie Musprat. Quant à la médaille de Bronze, Maya Ruffo et Julien Moreau devront se la partager :-) Merci encore a tous d'avoir participé et de nous avoir donné tant de bonheur!

mercredi 30 juillet 2008

Jour J 29 juillet 2008

Il est 20h00. Le taxi nous conduit tel Speedy Gonsales vers l’aéroport. Un casse vitesse qu’il n’avait pas vu nous a d’ailleurs fait remarquer à tous qu’il roulait beaucoup trop vite : nos têtes se sont écrasées sur le plafond de la voiture, et je crois que, le pare-choc ayant touché le sol, a laissé dernière nous quelques étincelles…

Je vous épargne les détails du voyage : mis à part le fait que nous ne sommes pas parvenus à dormir, tout s’est extrêmement bien passé. A chaque minute, l’envie de retrouver mes proches se faisait plus intense. J’avais tant de mal à contenir mes émotions que je versais parfois sans m’en rendre compte, des larmes anticipatrice de joie.

Une escale à Zurich puis un dernier vol et nous voilà à Zaventem. Il est 8h30 du matin. J’ai le cœur gros… Remplie d’impatience, le temps que mettent nos bagages pour apparaitre sur le tapis roulant m’agace démesurément. Une fois que tout fut chargé sur le trolley, le traque m’envahi. Ont-ils changé ? Sera-t-on à la hauteur de cette vie citadine dont nous devons reprendre possession ?

Maman fut la première à nous voir sortir. Elle était là, tremblante, marchant prestement dans notre direction. Quelle joie de pouvoir à nouveau la serrer dans mes bras. « Papa est là bas », dit-elle, « il est allé commander un café ». Tournant mon regard dans la direction indiquée, je fus surprise de voir qu’il n’était pas seul : Diane, ma sœur, et Yves (son petit ami) étaient là aussi. Tous avaient pris congés pour nous accueillir à l’aéroport ! Ils avaient même prévus les petits pains au chocolat et au beurre, le genre de viennoiserie qui n’existe pas en Asie. On était vraiment gâtés ! Nos conversations partaient dans tous les sens, voulant, les uns et les autres connaitre les moindres détails de ces 6 derniers mois. Nous papotions tous ensemble en marchant joyeusement vers la voiture, ponctuant nos récits, d’éclats de rire…

Qu’il est bon d’être rentrés chez soi !!

mardi 29 juillet 2008

Bangkok

De retour à Bangkok, une surprise nous attendait : pour l’anniversaire de Philippe, Diane et Fred (la sœur et le beau frère de Philippe) nous offraient une nuit au Marriott… Nous savions que nous allions en avoir plein la vue, mais à ce point là, c’était inimaginable. A peines avions nous posé le pied hors du taxi qu’un portier en costume et gants blanc nous souhaitait la bienvenue, hélait un bagagiste qui, au pas de course, s’empara de nos sac noircis par le voyage.

Lorsque la réceptionniste a encodé notre nom dans l’ordinateur, elle s’est saisie, a pris son téléphone et 2 seconde plus tard, une hôtesse en tailleur noir très élégant nous offrait un verre de jus de fruit frais et nous demandais de la suivre pour un accueil personnalisé. Nous nous sommes assis dans un luxueux salon et après les formalités administratives, elle nous a présenté l’hôtel et les services auxquels nous avions droit. La liste était si longue que je n’ai pas tout compris. A vrai dire, tant d’attention me mettait mal à l’aise, mal aise amplifié par le fait que même les femmes d’ouvrage et les jardiniers étaient mieux habillés que nous, vêtus de nos guenilles baba-cool de traveller… L’hôtesse s’est ensuite levée et nous a dit « je vais maintenant vous conduire à votre suite ». « Hein ? (a la Chti) Une suite ?! Qu’est ce que Diane et Fred ont encore fait comme folie !

Nous avons traversé un hall, puis un second, quelques couloirs… j’étais littéralement ébahie par le luxe et le raffinement de la décoration. La porte de notre suite s’est ouverte sur un petit couloir donnant sur une chambre gigantesque, suivie d’un petit salon et d’une terrasse. La superbe salle de bain avait, à elle seule, la taille de certaine des chambres que nous avons occupées pendant notre voyage ! Elle offrait le choix de prendre un énorme bain moussant ou une douche multi-jets. J’arrête là ma description des lieux : les photos en diront plus long.

Nous étions attendus dans le Lodge vers 16h pour le goûté. Au menu : petits fours, canapés sucrés et salés, jus frais, toutes les plus grandes marques de thé, café, chocolat, le tout, gracieusement offert…

Nous nous sommes rendus à la piscine où, en maillot, nous avons pris un verre au bar, de l’eau jusqu'à la taille. Ensuite, allongés sur une chaise longue après avoir profité du jacuzzi, un serveur qui faisait le tour des baigneurs, est venu nous proposer un cocktail fraichement inventé.

De retour dans la chambre, nous avons vidé le flacon de bain moussant dans le bain que nous faisions couler. Je vous assure : voyage à la dure pendant 6 mois permet de redonner aux plaisirs simples une saveur et une valeur trop souvent oubliée… (Nous n’avons eu que 2 fois l’occasion de prendre un bain sur le voyage). Allongés dans une eau parfumée à 40° nous étions au summum du bonheur. TOUT était parfait !

19h, nous revoilà au Lodge pour la soirée Cocktail également comprise dans la suite. A la hauteur du gouté, nous avons eu droit à des mises en bouches plus raffinées les unes que les autres, et la liberté de choisir ce que nous voulions boire. Pour la première fois du voyage, nous avons eu droit à un vin de qualité. Ce verre fut notre 2eme grand bonheur de la journée.

Pour le repas, nous avions le choix entre 5 restaurants. Nous avons choisi une petite table sur le fleuve Chao Phraya même. Et le ciel a eu la gentillesse d’attendre que nous ayons ternminé notre repas pour se mettre à pleurer et nous pousser tout doucement à remonter dans notre chambre rejoindre mophée.

Mon sommeil fut si profond que je me suis réveillée en me demandant où j’étais…

Le petit déjeuné du Marriott fut notre 3ème grand bonheur du fabuleux moment que nous y avons passé. Nos yeux brillants de gourmandise n’en revenaient pas !! Des fruits rouges frais à ajouter à un choix de 3 yogourts, 6 sortes de pains et pistolets différents, des confitures comme chez bonne maman (avec de vrais morceaux de fruits dedans), des mini quiches et… du fromage !!! Camembert, gouda, chèvre !! C’était du Jamais vu en Asie ! Nous serions bien restés une nuit de plus pour profiter encore de tous ces délices mais nous devions retrouver Aurélie qui partait le lendemain pour Hong Kong. Et cette dernière soirée avec Aurel était sacrée.

Elle nous a une fois encore accueilli dans son appartement, puis, avec elle nous avons découvert le milieu de la nuit à Bangkok : ses cafés, ses boites et ses quartiers chauds.

Et puis le temps est venu de nous dire au-revoir… on avait le cœur serré parce qu’on ne savait pas quand on allait la revoir… Cette Aurélie, c’est quand même tout un personnage ! Il ne me revient pas de raconter son histoire, mais avoir rencontré cette jeune femme pleine de courage et de volonté, a renforcé ma foi en mes rêves et en l’avenir. Elle m’a rappelé que quoi qu’il arrive, on s’en sort toujours si on garde le regard tourné vers le haut.
Aurélie, si jamais j’ai un coup de blues, je sais aujourd’hui qui appeler pour me secouer le cocotier ! Merci pour TOUT !

Pendant les derniers jours qui nous restèrent à Bangkok, nous avons visité les principaux sites touristiques dont le palais, fait un tour en bateau sur les canaux et nous avons effectué nos derniers achats au très grand marcher du dimanche.

samedi 26 juillet 2008

Les Bus Thai

Certains bus en Thaïlande nous ont surpris. Non pas par leur vétusté comme en inde ou par leur capacité à entasser les gens comme en Indonésie mais par leur décoration… Jugez plutôt : ils se disputent la palme du bus le plus kitch : Over-tunés, certain ont la face avant couverts de spots (de quoi décharger la batterie en un appel de phare), d’autre perdaient le compte de leur rétroviseurs, d’autres encore affichaient des dessins de couleurs vives tantôt monstrueux, tantôt naïfs, certains allaient même jusqu'à assortir la décoration extérieur à celle de l’intérieure : regardez le nombre de peluches que celui-ci expose derrière son pare brise.

vendredi 25 juillet 2008

Ayutaya

Cette ville parsemée de temples dédiiez à Bouddha est fascinante. Et manifestement, nous ne sommes pas les seuls à avoir envie de découvrir cette ville chargée d’histoire puisque malgré la saison des pluies (censée être la saison touristique creuse), nous avons eu du mal à trouver une guest house. Nous avons même dû nous résoudre à nous séparer.

Nous nous sommes retrouvés le lendemain pour enfourcher des vélos. Axel installé dans une chaise en paille sur le porte bagage de Marco faisait des ravages: bon nombre de passant se retournaient curieux ou attendris sur notre passage. Wat Mahathat, le principal temple du site renferme également la légendaire tête de bouddha enserrée de racines d’arbre.

Wat Chaiwatthanaram, Wat Phu Khao Tong, Wat Yai Chaimongkhon, …Petits ou grands, simples ou plus complexe, chacun des temples que nous avons visités nous ont laissé un souvenir teinté de émotion et emprunt de respect pour cette grande civilisation.

mardi 22 juillet 2008

Kho Chang - Marco, Bénédicte et Axel

Quelques jours avant de prendre notre vol pour Bangkok, j’avais reçu un mail de Marco et Bénédicte (des amis et copropriétaires du Léopold II) dans lequel ils nous annonçaient tout simplement qu’ils venaient passer un mois de vacances en Thaïlande avec leur petit Axel. C’était tellement soudain et inattendu que j’ai d’abord pensé à une plaisanterie, mais il n’en était rien. C’est comme cela qu’après avoir retrouvé Aurélie à Bangkok, nous sommes descendus dans les iles pour y rejoindre Marco, Bénédicte et Axel.

Quel voyage ! Nous avons commencé par 6 heures de bus, suivies par 30 minutes à bord d’un tuk tuk qui devait nous mener à Ban Laem, une petite ville sur la cote ou nous pensions devoir passer la nuit. Une fois arrivés nous avons appris que, contre toute attente, un ferry faisait une dernière traversée vers Kho Chang. Il était alors 7 heures du soir. Au port, le bateau, en panne d’essence, tardait à partir. La traversée aura duré 1 heure bien qu’il n’y ait que 10km à parcourir. Quand nous avons enfin remis le pied à terre, nous avons pris, de justesse, le dernier tuk tuk qui nous à, pour finir, déposé à proximité de la guest house ou séjournaient nos amis.

Nos sacs sur le dos, nous avons pris une allée obscure qui s’est vite transformée en chemin boueux si bien que l’on s’est demandé si on ne s’était pas trompés d’endroit. Nos craintes se sont amplifiées quand, à la lueur de notre torche, nous avons trouvé la réception fermée… Heureusement, quelqu’un de hôtel nous avait entendu et malgré un body langage défaillant (il ne parlait pas l’anglais, nous ne parlions pas le thaï et nous étions tous morts de faim et de fatigue), il nous a donné une chambre, non, que dis-je, un bungalow ravissant pour la moitié du prix (300 baths, c'est-à-dire 7 € pour une grande chambre avec A/C, une salle de bain géante, un petit salon et une terrasse). Voila une chouette compensation pour la journée fatigante que nous venions de passer.

Bon, avec tout ça, nous ne savions toujours pas si Marco et Bénédicte étaient bien dans l’hôtel… Après plusieurs tentatives infructueuses de les joindre avec notre vieux Nokia 3210 nous avons enfin, et avec beaucoup de joie, entendu la voix Bénédicte nous dire « Ah ! Vous êtes là ! Bougez pas, on arrive » et 2 minutes plus tard, 3 silhouettes familière se dirigeaient vers nous. Ce fut un étrange sentiment de faire, pour la première fois un réel lien entre notre voyage et notre quotidien en Belgique. Un peu comme s’il s’agissait d’une rencontre surréaliste. C’était bon de les revoir !!

Après quelques échanges émus, nous sommes partis à la recherche de quelque chose à nous mettre sous la dent. Il était déjà tard et tout semblait éteint dans le village. Heureusement, une dame, sur le point de fermer boutique, a eu la gentillesse de dégager l’une de ses tables pour nous servir une soupe de nouilles. La soirée ne fut pas très longue : Axel, endormi sur les genoux de Marco nous à poussé à être raisonnable et à remettre 1001 questions et récits respectifs au lendemain.

Outre ses jolies plages bordées de palmiers, Kho Chang compte aussi quelques cascades dignes de ce nom. Nous avons donc entrepris une expédition pour découvrir l’une d’entre elles. Si nous en avions déjà vu un bon nombre, nous n’avions jamais eu l’occasion de nous y baigner entièrement et je dois dire que le courant qu’elle générait nous a surpris autant qu’Axel.

Nous avons profité de ce petit paradis pendant 3 jours avant de reprendre la route vers Ayutaya. Malgré le voyage long et fatiguant, le petit a été sage comme une image étant plutôt à l’origine de fous rire par sa bon humeur que de contrariétés. Lorsque l’impatience le gagnait, il demandait à Bénédicte de lui donner des « bisous de courage ».

mercredi 16 juillet 2008

Bangkok

5h30, le réveil sonne. Dans 1h, un taxi nous emmènera à l’aéroport. J’ai tellement hâte d’être à Bangkok. L’Indonésie était un très beau voyage, mais il n’a pas toujours rimé avec confort et facilité… Je sais que la Thaïlande sera nerveusement plus reposante et puis, je vais enfin rencontrer Aurélie ; l’une des grandes amies de Philippe. Cela fait 5 ans qu’elle vit à Bangkok et pourtant, souvent présente dans les conversations de ceux qui la connaissent, c’est comme si elle n’avait jamais quitté la Belgique. Je me réjouis de rencontrer ce fameux personnage au caractère manifestement bien trempé.

Bangkok. Fidèle à l’idée que j’en avais, c’est une ville plus qu’animée dans un éternel brouillard de pollution. A bord d’un Taxi, nous sommes partis à la recherche du lieu de rendez-vous qu’Aurélie nous avait fixé. Nous l’avons trouvée chez Francis, l’un de ses amis, en train de travailler derrière son PC. Ses longs cheveux bruns, son visage ovale souligné de traits lisses et ses yeux marron malicieux traduisent son caractère chaleureux et décidé. Dès notre arrivée, elle a pris note de ce que nous souhaitions faire et s’est occupée de tout : Elle nous a emmené à son appart pour que nous y déposions nos affaires (elle nous prêtait généreusement les lieux pour quelques jours), puis avons fait quelques achats au MBK avant de nous rendre au restaurant où elle nous a fait gouter un plat de crevettes crues et un poisson au lemongrass frit. Délicieux et unique !

Le lendemain, c’est à nouveau guidés par Aurélie que nous avons fait la suite de nos achats. Nous avons été impressionnés par la taille et le luxe de certains centres commerciaux ! Pour terminer la journée en beauté, nous sommes allés nous faire bichonnés : coupe de cheveux, soin du visage, pédicure, manucure… Aurélie, Philippe et moi étions tout neufs !

dimanche 13 juillet 2008

Bukkit Tingi

Guest House D’Enam. Accueil souriant malgré l’heure matinale à laquelle nous sommes arrivés. La chambre est on ne peut plus simple mais propre et extrêmement lumineuse ce qui la rend agréable. Nous partageons la salle de bain équipée d’un baquet d’eau gelée (en guise de douche) avec les autres guests de l’étage. Ce n’est pas le grand luxe, mais on est heureux d’être arrivés, heureux que ce voyage en bus cauchemardesque soit derrière nous.

Nous avons fait appel aux services d’Elvis (tout hilare de spécifier qu’il n’était pas Elvis Presley) pour visiter la région. Elvis, un homme dont la jovialité nous faisait oublier son anglais volontaire mais très approximatif, est propriétaire d’une petite agence de voyage. Il nous a d’abord emmenés à la recherche de l’une des plus grandes fleurs du monde. Ce n’est pas la saison, mais il nous assure que, bien que « petite », l’une d’elle est visible.

Sans imaginer que cette chasse à la fleur serait simple, je n’étais pas préparée au parcours du combattant qui nous attendait : terrain imbibé d’eau, chemin glissant jonché de troncs d’arbre, pentes abruptes, ruisseau à traverser, le tout dans un panorama de jungle. Equipée de mes simples clapettes, j’ai vu le sol de près à plus d’une reprise (j’étais heureuse de ne pas avoir mis mon pantalon blanc :-), si bien que j’ai fini par marcher pieds nus. Pieds nus ? Dans la jungle ? On aura tout vu ! Apres une demi-heure de performances notoires, elle s’est montrée à nous : Rose à poids blanc, elle avait quand même un diamètre de 50 cm. Ce n’est pas tous les jours qu’on met presque sa tête à l’intérieur d’une fleur ! La Rafflesia est capricieuse : elle ne fleuri que lorsqu’elle estime qu’assez de pluie est tombée (sa saison est donc celle des pluies).En bouton, il lui faut 9 mois pour s’ouvrir… et une fois en fleur, il lui reste une semaine de vie.

On est revenu au mini-van plein de boue, mais heureux d’avoir trouvé l’objet de notre quête.

Assis à l’arrière, Philippe et moi dévorions le paysage des yeux: collines verdoyantes, rizières en terrasses, flancs de volcans, lacs d’eau claire, … Que la région est belle ! Maison du roi, maison du peuple (vieille de 400 ans), nous sommes passés par quelques villages exposant leurs joyaux architecturaux et historiques. Nous avons pu aussi visiter une fabrique de café tout à fait artisanale. La journée, bien que pluvieuse, fut bien remplie…

  Le lendemain, le temps étant plus clément, nous avons enfourché une mobylette pour nous rendre à la Vallée D’Harau. J’avais vus quelques clichés affichés à l’office du tourisme de Bukittingi et depuis, trépignais d’impatience à l’idée de découvrir la région. Nous n’avons pas été déçus ! L’endroit était magnifique : une vallée fertile balisée d’énormes falaises si lisses qu’on les croirait que la roche a été poncée, d’où s’écoulaient ça, et là, de petites chutes d’eau dont les gens se servaient de douche.   Nous avons visité les lieux de fond en comble : Philippe empruntait chaque chemin qui s’ouvrait à nous jusqu'à ce que celui-ci ne soit plus praticable ou plutôt jusqu'à ce que je lui demande de faire demi-tour parce que la route n’était pas assez confortable :-) A ma décharge : je craignais que la moto ne nous fasse des ennuis : la batterie ayant déjà rendu l’âme, je ne voulais pas crever un pneu en plus.

Les jours suivants, nous avons calmement visité la ville : La place de l’horloge me rappelait quelque peu les villes en inde qui comptait aussi une place animée flanquée d’une grande tour agrémentée d’un cadrant à aiguille (Udaipur, notamment). A deux pas de là, un surprenant panorama s’offrait à nous : un large canyon de pierre blanche et d’herbes sauvages.   Voilà qui tranchait avec le paysage urbain de la ville ou les bâtiments officiels et de prestiges se disputent la palme de la plus belle toiture en forme de corne de buffle. Autre surprise : ici, pas de taxi à moteur. S’il faut se déplacer, c’est en calèche uniquement.

Lors de nos ballades, nous sommes tombés nez à nez avec un couple de Wayangs que nous rêvions d’acheter depuis notre arrivée en Indonésie. Les Wayangs sont des marionnettes faites de bois ou de peau de buffle et qui, dans un jeu d’ombre, font la renommée du théâtre traditionnel de java. Nous n’avons pas eu la chance de voir de représentation, mais nous avons succombé à leur charme et, à notre retour en Belgique, un couple d’entre eux peuplera notre appartement.

Au petit matin suivant, nous prenions un mini bus vers l’aéroport de Penang situé à 2 heures de routes de Bukittingi. Alors que nous traversions un Nème petit village, l’agitation dans la rue et un attroupement d’hommes et de femmes ont retenus notre attention. Et pour cause, entre la jambe de personnes qui formaient un cercle, nous avons aperçu ce qui semblait être un gigantesque serpent (Anaconda ?) outre sa taille, ce qui nous a surpris c’est de comprendre, à en juger par sa forme, que ce serpent était en train de digérer un gros animal. Sans plaisanter, ni trouver cela drôle, ce qu’il avait dans le ventre pouvait être une chèvre autant qu’un enfant… Époustouflant et terrifiant à la fois.

Jakarta, nous voilà ! L’image qu’en dépeignait notre guide n’était pas très engageante : en gros c’est une grande ville chaotique, polluée et sans beaucoup d’intérêt touristique. Médan étant du même acabit, c’est une description que nous avons choisi de croire et nous avons donc décidé de n’y séjourner que le stricte minimum : 1 jour avant notre départ pour Bangkok.
Nous avons passé notre unique journée à Jakarta le nez fourré chez les brocanteurs et nous y avons déniché quelques merveilles.

mercredi 9 juillet 2008

Equateur 9 juillet

Cette nuit nous avons dépassé l’équateur (une première pour moi !) à bords du bus qui a gagné la palme du plus mauvais trajet de notre voyage.

Ca a commencé il y a trois jours avec la réservation du billet. Nous voulions partir le lendemain mais comme c’est la période de vacance en Indonésie il fut difficile de trouver des places avant plusieurs jours avec la ligne de bus régulière. Nous avons du opter pour un bus soit disant plus rapide et légèrement plus cher. Nous n’avions pas pensé à réserver plus tôt vu que, depuis que nous étions en Indonésie, il n’a jamais été nécessaire de le faire et qu’il avait même été impossible d’obtenir des informations correctes à l’avances sur les horaires.

D’après les informations que nous avions reçues lors de la réservation, le trajet devait durer 11h et nous devions arriver à notre destination vers 23h. Nous nous réjouissions d’arriver avant minuit à notre hôtel… Le jour du départ, le bus, en provenance de Medan, est arrivé avec une heure de retard. Il restait 4 places. Les 2 premières ayant été souillées par un passager souffrant du mal de la route, nous avons préféré nous installer sur les 2 sièges restant sur la banquette au fond du bus. Les dossiers ne pouvaient pas s’incliner et nous étions coincés derrière les barreaux de la rampe des escaliers de la porte arrière. Une planche est venue boucher l’orifice de l’escalier devant nous et l’espace ainsi gagné fut rempli de sacs de riz et de quelques bagages.

Tout au fil du trajet, les places imaginaires, improvisées avec des petits tabourets en plastiques dans le couloir, se sont remplies. Puis les bagages ont émigres sur le toit et quelques personnes en plus on pu s’installer sur les sacs de riz. Comme si ce n’était pas assez, deux personnes ont élu domicile sur la planche située entre le sommet de nos dossiers et la vitre arrière. A chaque nouveau passager, nous assistions à un jeu de chaise musicale auquel nous n’avons jamais été invité, dont les règles nous ont complètement échappées et qui nécessitait de longues discutions où tout le monde participait alors que l’horloge tourne...

Nous avons donc passé les trois quarts du trajet avec le dos des personnes devant nous appuyé contre nos jambes et en alternance un pied ou un genou de la personne derrière nous contre nos têtes. Mais de quoi pouvions nous nous plaindre, les places les plus inconfortables n’étaient pas réservées qu’aux jeunes hommes bien portant que du contraire. Quelques vieux occupaient des tabourets sans dossier dans l’allée et devant nous sur les sacs de riz, se trouvaient une vielle dame et sa fille.

C’est à l’arrière du bus que l’on ressent le plus les irrégularités de la route. C’est un fait indéniable, les lois de la physique sont faites ainsi : ressorts, bras de levier et autres nous font bondir et rebondir à chaque nid de poule et les virages serrés nous écrasent entre le voisin et la fenêtre. Si en plus l’état de la route est déplorable, on commence à comprendre ceux qui ont le mal de la route. Quelques glissements de terrain et autres déchainements naturels ont transformé ce qui avait du être une route il y a bien longtemps en un parcours du combattant interminable. Nous avons même du tous descendre du bus afin que celui-ci puisse franchir une montée à forte inclinaison.

Le bus aura parcouru les 485 km en …16h ! Etrangement, même s’il nous a été impossible de dormir, j’ai mieux supporté ce trajet que celui qui m’a tant fait souffrir au Myanmar. Laetitia, quant à elle, a frôlé la crise de nerf. Le voyage fut d’autant plus difficile que nous n’avions rien mangé durant le trajet : la nourriture proposée dans les gargotes ne nous donnait vraiment pas envie.

Philippe.

mardi 8 juillet 2008

Lac Toba

Nous étions venus jusqu'à Tobbing, ce petit village adorable situé sur le bord du gigantesque lac de Toba, pour voir la chute de Sipisopiso (répétez 3 fois très vite). Encore une chute, me direz-vous ? Hé bien oui ! Quand on aime, on ne compte pas, même si ça complique sensiblement le voyage. Il faut dire qu’elle était belle parce qu’elle jaillissait d’une brèche dans la roche et faisait une chute de 120 metres.

Pour résumer : de Tobbing, on a attendu sur le bord de la seule petite route de campagne du village qu’un bus passe, en espérant qu’il passe. Il nous a déposés devant l’entrée de Sipisopiso.
Apres notre ballade, on a pris une moto Sidecare (avec nos sacs à dos) jusqu'à Merek ou nous avons pris un bus tellement bondé qu’on nous a invités à prendre place, avec nos sacs, sur le toit. Ce voyage insolite aura duré 2 heures : Cheveux au vent avec vue panoramique sur la campagne environnante, nous étions heureux, et, j’en suis sure, bien mieux installés que les personnes assises les unes sur les autres à l’intérieur du bus. A Siantar, nous avons troqué notre place au grand air contre une place à l’arrière d’un car en direction de Parapat. C’est là qu’avec l’assistance de Chanti, une adorable indonésienne à coté de laquelle nous étions assis dans le bus, nous sommes montés à bord d’un bateau qui nous déposait à la porte même de Carolina, un charmant hôtel que j’ai choisi pour fêter dignement l’anniversaire de Philippe.

Nous avions droit à une grande chambre avec une salle de bain digne de ce nom (rendez vous compte : un bain, de l’eau chaude, un vrai lavabo, WC occidental,… Bref, toutes des choses auxquelles nous n’avons pas souvent eu droit) et un balcon avec une magnifique vue sur le lac. Et puis pour couronner le tout : une vraie pizza pour le diner ;-) Vous en conviendrez avec moi : il ne faut pas grand-chose pour être heureux, hein !


La région du lac est vraiment ravissante. Cette grande étendue d’eau claire entourée de collines verdoyantes ponctuée, ça et là de batak* avait quelque chose d’extrêmement apaisant. L’endroit nous a tant plu et l’hôtel était tellement agréable que nous y sommes restés une semaine. Semaine pendant laquelle nous nous sommes contentés d’entrecouper nos moments de repos de balades.


Et puis un jour… il a bien fallu reprendre la route… je laisse à Philippe le loisir de vous parler de notre voyage en bus...

* batak : maison typique rappelant, par la forme de leur toit, les historiques batailles de buffles ayant sauvé Sumatra de la domination de Java.

jeudi 3 juillet 2008

Berastagi



La petite ville n’a rien d’extraordinaire en soi, mais, située au creux de 2 volcans à 1400 m d’altitude, le cadre dans lequel elle évolue est absolument magnifique. L’Indonésie ne compte pas moins de 400 volcans dont 70 en activités. Le mont Sibayak (2095 m) en fait partie et nous avons choisi d’en faire l’ascension. En dépit des risques dont le Lonely Planet fait mention (gaz sulfurés asphyxiants, geysers), nous ne pouvions passer à coter de l’occasion d’approcher d’aussi près le centre de la terre.

Deux heures de marche éreintantes mais pour quelle récompense ! Le sommet du volcan offrait une vue époustouflante sur la campagne environnante. Ensuite, nous pouvions nous promener sur le cratère déserté de toute végétation pourtant luxuriante 50 m plus bas… Le sol était couvert de cailloux noirs et poreux : les restes de la roche en fusion crachée par ce volcan il y a 200 ans. Par endroit, d’impressionnant jets de fumée sulfurée et brûlante s’échappaient du sol laissant, à la sortie, des dépôts de souffre jaune clair en produisant un bruit de casserole à pression assourdissant. L’air était par moment difficile à respirer : le souffre nous piquait les voies respiratoires et l’odeur nauséabonde d’œuf pourri nous rappelait des émotions de mal de mer… Le cratère abritait aussi un petit lac a la couleur étrange, presqu’irréelle dont l’eau bouillonnait par endroits. C’était vraiment une expérience unique en son genre.


Abrités des gaz désagréables, nous avons pique-niqué assis sur un rocher en admirant passionnément la vue panoramique que nous avions de Sumatra puis nous sommes redesendus vers les sources d’eau chaude. Des bassins avaient été aménagés pour permettre de s’y baigner. La température de l’eau variait d’un bassin à l’autre (allant de brûlante à chaude). Philippe, toujours aussi téméraire, les a essayé les uns après les autres, sortant parfois plus vite de certains bassins que d’autres. :-) Il faut dire que c’était fabuleux : jamais Philippe n’avait eu droit à un bain aussi grand (4 m sur 5). Il était Hhheureux !

Cette belle journée s’est malheureusement mal finie puisqu’a notre retour à la guest house, au moment de partir vers notre destination suivante (Tobbing), Philippe a réalisé qu’on nous avait volé de l’argent alors que nous avions confié le sac qui le contenait à la réceptionniste pour qu’elle le mette en sécurité… C’était peu d’argent mais cela généré une dispute avec la gérante, qui non contente de nous avoir volé, nous a privé du seul logement bon marché que nous avions de disponible dans le minuscule village ou nous nous rendions le soir même. En effet : les 2 guest house travaillent en collaboration et cette gérante leur a téléphoné en leur demandant de ne pas nous louer de chambre. Nous avons du louer une chambre dans un hôtel, très joli, certes, mais cher. En plus le personnel ne connaissant pas un mot d’anglais… Rien que pour commander à manger, ce fut tout un sport parce que le seul mot qu’on connait en Indonésien, c’est « Merci » et « Merci » ca sert pas à grand-chose quand on veut dire poulet. Qu’est ce qu’on fait, alors ? Ben on mime. Et vous savez comment on mime du riz ? Ben moi non plus !:-)