Il est 20h00. Le taxi nous conduit tel Speedy Gonsales vers l’aéroport. Un casse vitesse qu’il n’avait pas vu nous a d’ailleurs fait remarquer à tous qu’il roulait beaucoup trop vite : nos têtes se sont écrasées sur le plafond de la voiture, et je crois que, le pare-choc ayant touché le sol, a laissé dernière nous quelques étincelles…
Je vous épargne les détails du voyage : mis à part le fait que nous ne sommes pas parvenus à dormir, tout s’est extrêmement bien passé. A chaque minute, l’envie de retrouver mes proches se faisait plus intense. J’avais tant de mal à contenir mes émotions que je versais parfois sans m’en rendre compte, des larmes anticipatrice de joie.
Une escale à Zurich puis un dernier vol et nous voilà à Zaventem. Il est 8h30 du matin. J’ai le cœur gros… Remplie d’impatience, le temps que mettent nos bagages pour apparaitre sur le tapis roulant m’agace démesurément. Une fois que tout fut chargé sur le trolley, le traque m’envahi. Ont-ils changé ? Sera-t-on à la hauteur de cette vie citadine dont nous devons reprendre possession ?
Maman fut la première à nous voir sortir. Elle était là, tremblante, marchant prestement dans notre direction. Quelle joie de pouvoir à nouveau la serrer dans mes bras. « Papa est là bas », dit-elle, « il est allé commander un café ». Tournant mon regard dans la direction indiquée, je fus surprise de voir qu’il n’était pas seul : Diane, ma sœur, et Yves (son petit ami) étaient là aussi. Tous avaient pris congés pour nous accueillir à l’aéroport ! Ils avaient même prévus les petits pains au chocolat et au beurre, le genre de viennoiserie qui n’existe pas en Asie. On était vraiment gâtés ! Nos conversations partaient dans tous les sens, voulant, les uns et les autres connaitre les moindres détails de ces 6 derniers mois. Nous papotions tous ensemble en marchant joyeusement vers la voiture, ponctuant nos récits, d’éclats de rire…
Qu’il est bon d’être rentrés chez soi !!
mercredi 30 juillet 2008
mardi 29 juillet 2008
Bangkok
Lorsque la réceptionniste a encodé notre nom dans l’ordinateur, elle s’est saisie, a pris son téléphone et 2 seconde plus tard, une hôtesse en tailleur noir très élégant nous offrait un verre de jus de fruit frais et nous demandais de la suivre pour un accueil personnalisé. Nous nous sommes assis dans un luxueux salon et après les formalités administratives, elle nous a présenté l’hôtel et les services auxquels nous avions droit. La liste était si longue que je n’ai pas tout compris. A vrai dire, tant d’attention me mettait mal à l’aise, mal aise amplifié par le fait que même les femmes d’ouvrage et les jardiniers étaient mieux habillés que nous, vêtus de nos guenilles baba-cool de traveller… L’hôtesse s’est ensuite levée et nous a dit « je vais maintenant vous conduire à votre suite ». « Hein ? (a la Chti) Une suite ?! Qu’est ce que Diane et Fred ont encore fait comme folie !
Nous étions attendus dans le Lodge vers 16h pour le goûté. Au menu : petits fours, canapés sucrés et salés, jus frais, toutes les plus grandes marques de thé, café, chocolat, le tout, gracieusement offert…
Nous nous sommes rendus à la piscine où, en maillot, nous avons pris un verre au bar, de l’eau jusqu'à la taille. Ensuite, allongés sur une chaise longue après avoir profité du jacuzzi, un serveur qui faisait le tour des baigneurs, est venu nous proposer un cocktail fraichement inventé.
19h, nous revoilà au Lodge pour la soirée Cocktail également comprise dans la suite. A la hauteur du gouté, nous avons eu droit à des mises en bouches plus raffinées les unes que les autres, et la liberté de choisir ce que nous voulions boire. Pour la première fois du voyage, nous avons eu droit à un vin de qualité. Ce verre fut notre 2eme grand bonheur de la journée.
Pour le repas, nous avions le choix entre 5 restaurants. Nous avons choisi une petite table sur le fleuve Chao Phraya même. Et le ciel a eu la gentillesse d’attendre que nous ayons ternminé notre repas pour se mettre à pleurer et nous pousser tout doucement à remonter dans notre chambre rejoindre mophée.
Mon sommeil fut si profond que je me suis réveillée en me demandant où j’étais…
Le petit déjeuné du Marriott fut notre 3ème grand bonheur du fabuleux moment que nous y avons passé. Nos yeux brillants de gourmandise n’en revenaient pas !! Des fruits rouges frais à ajouter à un choix de 3 yogourts, 6 sortes de pains et pistolets différents, des confitures comme chez bonne maman (avec de vrais morceaux de fruits dedans), des mini quiches et… du fromage !!! Camembert, gouda, chèvre !! C’était du Jamais vu en Asie ! Nous serions bien restés une nuit de plus pour profiter encore de tous ces délices mais nous devions retrouver Aurélie qui partait le lendemain pour Hong Kong. Et cette dernière soirée avec Aurel était sacrée.
Elle nous a une fois encore accueilli dans son appartement, puis, avec elle nous avons découvert le milieu de la nuit à Bangkok : ses cafés, ses boites et ses quartiers chauds.
Et puis le temps est venu de nous dire au-revoir… on avait le cœur serré parce qu’on ne savait pas quand on allait la revoir… Cette Aurélie, c’est quand même tout un personnage ! Il ne me revient pas de raconter son histoire, mais avoir rencontré cette jeune femme pleine de courage et de volonté, a renforcé ma foi en mes rêves et en l’avenir. Elle m’a rappelé que quoi qu’il arrive, on s’en sort toujours si on garde le regard tourné vers le haut.
Aurélie, si jamais j’ai un coup de blues, je sais aujourd’hui qui appeler pour me secouer le cocotier ! Merci pour TOUT !
samedi 26 juillet 2008
Les Bus Thai
vendredi 25 juillet 2008
Ayutaya
mardi 22 juillet 2008
Kho Chang - Marco, Bénédicte et Axel
Quelques jours avant de prendre notre vol pour Bangkok, j’avais reçu un mail de Marco et Bénédicte (des amis et copropriétaires du Léopold II) dans lequel ils nous annonçaient tout simplement qu’ils venaient passer un mois de vacances en Thaïlande avec leur petit Axel. C’était tellement soudain et inattendu que j’ai d’abord pensé à une plaisanterie, mais il n’en était rien. C’est comme cela qu’après avoir retrouvé Aurélie à Bangkok, nous sommes descendus dans les iles pour y rejoindre Marco, Bénédicte et Axel.
Quel voyage ! Nous avons commencé par 6 heures de bus, suivies par 30 minutes à bord d’un tuk tuk qui devait nous mener à Ban Laem, une petite ville sur la cote ou nous pensions devoir passer la nuit. Une fois arrivés nous avons appris que, contre toute attente, un ferry faisait une dernière traversée vers Kho Chang. Il était alors 7 heures du soir. Au port, le bateau, en panne d’essence, tardait à partir. La traversée aura duré 1 heure bien qu’il n’y ait que 10km à parcourir. Quand nous avons enfin remis le pied à terre, nous avons pris, de justesse, le dernier tuk tuk qui nous à, pour finir, déposé à proximité de la guest house ou séjournaient nos amis.
Nos sacs sur le dos, nous avons pris une allée obscure qui s’est vite transformée en chemin boueux si bien que l’on s’est demandé si on ne s’était pas trompés d’endroit. Nos craintes se sont amplifiées quand, à la lueur de notre torche, nous avons trouvé la réception fermée… Heureusement, quelqu’un de hôtel nous avait entendu et malgré un body langage défaillant (il ne parlait pas l’anglais, nous ne parlions pas le thaï et nous étions tous morts de faim et de fatigue), il nous a donné une chambre, non, que dis-je, un bungalow ravissant pour la moitié du prix (300 baths, c'est-à-dire 7 € pour une grande chambre avec A/C, une salle de bain géante, un petit salon et une terrasse). Voila une chouette compensation pour la journée fatigante que nous venions de passer.
Bon, avec tout ça, nous ne savions toujours pas si Marco et Bénédicte étaient bien dans l’hôtel… Après plusieurs tentatives infructueuses de les joindre avec notre vieux Nokia 3210 nous avons enfin, et avec beaucoup de joie, entendu la voix Bénédicte nous dire « Ah ! Vous êtes là ! Bougez pas, on arrive » et 2 minutes plus tard, 3 silhouettes familière se dirigeaient vers nous. Ce fut un étrange sentiment de faire, pour la première fois un réel lien entre notre voyage et notre quotidien en Belgique. Un peu comme s’il s’agissait d’une rencontre surréaliste. C’était bon de les revoir !!
Après quelques échanges émus, nous sommes partis à la recherche de quelque chose à nous mettre sous la dent. Il était déjà tard et tout semblait éteint dans le village. Heureusement, une dame, sur le point de fermer boutique, a eu la gentillesse de dégager l’une de ses tables pour nous servir une soupe de nouilles. La soirée ne fut pas très longue : Axel, endormi sur les genoux de Marco nous à poussé à être raisonnable et à remettre 1001 questions et récits respectifs au lendemain.
Outre ses jolies plages bordées de palmiers, Kho Chang compte aussi quelques cascades dignes de ce nom.
Nous avons donc entrepris une expédition pour découvrir l’une d’entre elles.
Si nous en avions déjà vu un bon nombre, nous n’avions jamais eu l’occasion de nous y baigner entièrement et je dois dire que le courant qu’elle générait nous a surpris autant qu’Axel.
Nous avons profité de ce petit paradis pendant 3 jours avant de reprendre la route vers Ayutaya. Malgré le voyage long et fatiguant, le petit a été sage comme une image étant plutôt à l’origine de fous rire par sa bon humeur que de contrariétés. Lorsque l’impatience le gagnait, il demandait à Bénédicte de lui donner des « bisous de courage ».
Nos sacs sur le dos, nous avons pris une allée obscure qui s’est vite transformée en chemin boueux si bien que l’on s’est demandé si on ne s’était pas trompés d’endroit. Nos craintes se sont amplifiées quand, à la lueur de notre torche, nous avons trouvé la réception fermée… Heureusement, quelqu’un de hôtel nous avait entendu et malgré un body langage défaillant (il ne parlait pas l’anglais, nous ne parlions pas le thaï et nous étions tous morts de faim et de fatigue), il nous a donné une chambre, non, que dis-je, un bungalow ravissant pour la moitié du prix (300 baths, c'est-à-dire 7 € pour une grande chambre avec A/C, une salle de bain géante, un petit salon et une terrasse). Voila une chouette compensation pour la journée fatigante que nous venions de passer.
Après quelques échanges émus, nous sommes partis à la recherche de quelque chose à nous mettre sous la dent. Il était déjà tard et tout semblait éteint dans le village. Heureusement, une dame, sur le point de fermer boutique, a eu la gentillesse de dégager l’une de ses tables pour nous servir une soupe de nouilles. La soirée ne fut pas très longue : Axel, endormi sur les genoux de Marco nous à poussé à être raisonnable et à remettre 1001 questions et récits respectifs au lendemain.
mercredi 16 juillet 2008
Bangkok
dimanche 13 juillet 2008
Bukkit Tingi
Guest House D’Enam. Accueil souriant malgré l’heure matinale à laquelle nous sommes arrivés. La chambre est on ne peut plus simple mais propre et extrêmement lumineuse ce qui la rend agréable. Nous partageons la salle de bain équipée d’un baquet d’eau gelée (en guise de douche) avec les autres guests de l’étage. Ce n’est pas le grand luxe, mais on est heureux d’être arrivés, heureux que ce voyage en bus cauchemardesque soit derrière nous.
Nous avons fait appel aux services d’Elvis (tout hilare de spécifier qu’il n’était pas Elvis Presley) pour visiter la région. Elvis, un homme dont la jovialité nous faisait oublier son anglais volontaire mais très approximatif, est propriétaire d’une petite agence de voyage. Il nous a d’abord emmenés à la recherche de l’une des plus grandes fleurs du monde. Ce n’est pas la saison, mais il nous assure que, bien que « petite », l’une d’elle est visible.
Sans imaginer que cette chasse à la fleur serait simple, je n’étais pas préparée au parcours du combattant qui nous attendait : terrain imbibé d’eau, chemin glissant jonché de troncs d’arbre, pentes abruptes, ruisseau à traverser, le tout dans un panorama de jungle.
Equipée de mes simples clapettes, j’ai vu le sol de près à plus d’une reprise (j’étais heureuse de ne pas avoir mis mon pantalon blanc :-), si bien que j’ai fini par marcher pieds nus. Pieds nus ? Dans la jungle ? On aura tout vu ! Apres une demi-heure de performances notoires, elle s’est montrée à nous : Rose à poids blanc, elle avait quand même un diamètre de 50 cm. Ce n’est pas tous les jours qu’on met presque sa tête à l’intérieur
d’une fleur ! La Rafflesia est capricieuse : elle ne fleuri que lorsqu’elle estime qu’assez de pluie est tombée (sa saison est donc celle des pluies).En bouton, il lui faut 9 mois pour s’ouvrir… et une fois en fleur, il lui reste une semaine de vie.
On est revenu au mini-van plein de boue, mais heureux d’avoir trouvé l’objet de notre quête.
Assis à l’arrière, Philippe et moi dévorions le paysage des yeux:
collines verdoyantes, rizières en terrasses, flancs de volcans, lacs d’eau claire, … Que la région est belle ! Maison du roi,
maison du peuple (vieille de 400 ans), nous sommes passés par quelques villages exposant leurs
joyaux architecturaux et historiques. Nous avons pu aussi visiter une fabrique de café tout à fait artisanale. La journée, bien que pluvieuse, fut bien remplie…
Le lendemain, le temps étant plus clément, nous avons enfourché une mobylette pour nous rendre à la Vallée D’Harau. J’avais vus quelques clichés affichés à l’office du tourisme de Bukittingi et depuis, trépignais d’impatience à l’idée de découvrir la région. Nous n’avons pas été déçus ! L’endroit était magnifique : une vallée fertile balisée d’énormes falaises si lisses qu’on les croirait que la roche a été poncée, d’où s’écoulaient ça, et là, de petites chutes d’eau dont les gens se servaient de douche.
Nous avons visité les lieux de fond en comble : Philippe empruntait chaque chemin qui s’ouvrait à nous jusqu'à ce que celui-ci ne soit plus praticable ou plutôt jusqu'à ce que je lui demande de faire demi-tour parce que la route n’était pas assez confortable :-) A ma décharge : je craignais que la moto ne nous fasse des ennuis : la batterie ayant déjà rendu l’âme, je ne voulais pas crever un pneu en plus.
Les jours suivants, nous avons calmement visité la ville : La place de l’horloge me rappelait quelque peu les villes en inde qui comptait aussi une place animée flanquée d’une grande tour agrémentée d’un cadrant à aiguille (Udaipur, notamment). A deux pas de là, un surprenant panorama s’offrait à nous : un large canyon de pierre blanche et d’herbes sauvages.
Voilà qui tranchait avec le paysage urbain de la ville ou les bâtiments officiels et de prestiges se disputent la palme de la plus belle toiture en forme de corne de buffle. Autre surprise : ici, pas de taxi à moteur. S’il faut se déplacer, c’est en calèche uniquement.
Lors de nos ballades, nous sommes tombés nez à nez avec un couple de Wayangs que nous rêvions d’acheter depuis notre arrivée en Indonésie. Les Wayangs sont des marionnettes faites de bois ou de peau de buffle et qui, dans un jeu d’ombre, font la renommée du théâtre traditionnel de java. Nous n’avons pas eu la chance de voir de représentation, mais nous avons succombé à leur charme et, à notre retour en Belgique, un couple d’entre eux peuplera notre appartement.
Au petit matin suivant, nous prenions un mini bus vers l’aéroport de Penang situé à 2 heures de routes de Bukittingi. Alors que nous traversions un Nème petit village, l’agitation dans la rue et un attroupement d’hommes et de femmes ont retenus notre attention. Et pour cause, entre la jambe de personnes qui formaient un cercle, nous avons aperçu ce qui semblait être un gigantesque serpent (Anaconda ?) outre sa taille, ce qui nous a surpris c’est de comprendre, à en juger par sa forme, que ce serpent était en train de digérer un gros animal. Sans plaisanter, ni trouver cela drôle, ce qu’il avait dans le ventre pouvait être une chèvre autant qu’un enfant… Époustouflant et terrifiant à la fois.
Jakarta, nous voilà !
L’image qu’en dépeignait notre guide n’était pas très engageante :
en gros c’est une grande ville chaotique, polluée et sans beaucoup d’intérêt touristique. Médan étant du même acabit, c’est une description que nous avons choisi de croire et nous avons donc décidé de n’y séjourner que le stricte minimum : 1 jour avant notre départ pour Bangkok.
Nous avons passé notre unique journée à Jakarta le nez fourré chez les brocanteurs et nous y avons déniché quelques merveilles.
Sans imaginer que cette chasse à la fleur serait simple, je n’étais pas préparée au parcours du combattant qui nous attendait : terrain imbibé d’eau, chemin glissant jonché de troncs d’arbre, pentes abruptes, ruisseau à traverser, le tout dans un panorama de jungle.
On est revenu au mini-van plein de boue, mais heureux d’avoir trouvé l’objet de notre quête.
Le lendemain, le temps étant plus clément, nous avons enfourché une mobylette pour nous rendre à la Vallée D’Harau. J’avais vus quelques clichés affichés à l’office du tourisme de Bukittingi et depuis, trépignais d’impatience à l’idée de découvrir la région. Nous n’avons pas été déçus ! L’endroit était magnifique : une vallée fertile balisée d’énormes falaises si lisses qu’on les croirait que la roche a été poncée, d’où s’écoulaient ça, et là, de petites chutes d’eau dont les gens se servaient de douche.
Nous avons visité les lieux de fond en comble : Philippe empruntait chaque chemin qui s’ouvrait à nous jusqu'à ce que celui-ci ne soit plus praticable ou plutôt jusqu'à ce que je lui demande de faire demi-tour parce que la route n’était pas assez confortable :-) A ma décharge : je craignais que la moto ne nous fasse des ennuis : la batterie ayant déjà rendu l’âme, je ne voulais pas crever un pneu en plus.
Lors de nos ballades, nous sommes tombés nez à nez avec un couple de Wayangs que nous rêvions d’acheter depuis notre arrivée en Indonésie. Les Wayangs sont des marionnettes faites de bois ou de peau de buffle et qui, dans un jeu d’ombre, font la renommée du théâtre traditionnel de java. Nous n’avons pas eu la chance de voir de représentation, mais nous avons succombé à leur charme et, à notre retour en Belgique, un couple d’entre eux peuplera notre appartement.
Au petit matin suivant, nous prenions un mini bus vers l’aéroport de Penang situé à 2 heures de routes de Bukittingi. Alors que nous traversions un Nème petit village, l’agitation dans la rue et un attroupement d’hommes et de femmes ont retenus notre attention. Et pour cause, entre la jambe de personnes qui formaient un cercle, nous avons aperçu ce qui semblait être un gigantesque serpent (Anaconda ?) outre sa taille, ce qui nous a surpris c’est de comprendre, à en juger par sa forme, que ce serpent était en train de digérer un gros animal. Sans plaisanter, ni trouver cela drôle, ce qu’il avait dans le ventre pouvait être une chèvre autant qu’un enfant… Époustouflant et terrifiant à la fois.
Jakarta, nous voilà !
mercredi 9 juillet 2008
Equateur 9 juillet
Cette nuit nous avons dépassé l’équateur (une première pour moi !) à bords du bus qui a gagné la palme du plus mauvais trajet de notre voyage.
Ca a commencé il y a trois jours avec la réservation du billet. Nous voulions partir le lendemain mais comme c’est la période de vacance en Indonésie il fut difficile de trouver des places avant plusieurs jours avec la ligne de bus régulière. Nous avons du opter pour un bus soit disant plus rapide et légèrement plus cher. Nous n’avions pas pensé à réserver plus tôt vu que, depuis que nous étions en Indonésie, il n’a jamais été nécessaire de le faire et qu’il avait même été impossible d’obtenir des informations correctes à l’avances sur les horaires.
D’après les informations que nous avions reçues lors de la réservation, le trajet devait durer 11h et nous devions arriver à notre destination vers 23h. Nous nous réjouissions d’arriver avant minuit à notre hôtel… Le jour du départ, le bus, en provenance de Medan, est arrivé avec une heure de retard. Il restait 4 places. Les 2 premières ayant été souillées par un passager souffrant du mal de la route, nous avons préféré nous installer sur les 2 sièges restant sur la banquette au fond du bus. Les dossiers ne pouvaient pas s’incliner et nous étions coincés derrière les barreaux de la rampe des escaliers de la porte arrière. Une planche est venue boucher l’orifice de l’escalier devant nous et l’espace ainsi gagné fut rempli de sacs de riz et de quelques bagages.
Tout au fil du trajet, les places imaginaires, improvisées avec des petits tabourets en plastiques dans le couloir, se sont remplies. Puis les bagages ont émigres sur le toit et quelques personnes en plus on pu s’installer sur les sacs de riz. Comme si ce n’était pas assez, deux personnes ont élu domicile sur la planche située entre le sommet de nos dossiers et la vitre arrière. A chaque nouveau passager, nous assistions à un jeu de chaise musicale auquel nous n’avons jamais été invité, dont les règles nous ont complètement échappées et qui nécessitait de longues discutions où tout le monde participait alors que l’horloge tourne...
Nous avons donc passé les trois quarts du trajet avec le dos des personnes devant nous appuyé contre nos jambes et en alternance un pied ou un genou de la personne derrière nous contre nos têtes. Mais de quoi pouvions nous nous plaindre, les places les plus inconfortables n’étaient pas réservées qu’aux jeunes hommes bien portant que du contraire. Quelques vieux occupaient des tabourets sans dossier dans l’allée et devant nous sur les sacs de riz, se trouvaient une vielle dame et sa fille.
C’est à l’arrière du bus que l’on ressent le plus les irrégularités de la route. C’est un fait indéniable, les lois de la physique sont faites ainsi : ressorts, bras de levier et autres nous font bondir et rebondir à chaque nid de poule et les virages serrés nous écrasent entre le voisin et la fenêtre. Si en plus l’état de la route est déplorable, on commence à comprendre ceux qui ont le mal de la route. Quelques glissements de terrain et autres déchainements naturels ont transformé ce qui avait du être une route il y a bien longtemps en un parcours du combattant interminable. Nous avons même du tous descendre du bus afin que celui-ci puisse franchir une montée à forte inclinaison.
Le bus aura parcouru les 485 km en …16h ! Etrangement, même s’il nous a été impossible de dormir, j’ai mieux supporté ce trajet que celui qui m’a tant fait souffrir au Myanmar. Laetitia, quant à elle, a frôlé la crise de nerf. Le voyage fut d’autant plus difficile que nous n’avions rien mangé durant le trajet : la nourriture proposée dans les gargotes ne nous donnait vraiment pas envie.
Philippe.
Ca a commencé il y a trois jours avec la réservation du billet. Nous voulions partir le lendemain mais comme c’est la période de vacance en Indonésie il fut difficile de trouver des places avant plusieurs jours avec la ligne de bus régulière. Nous avons du opter pour un bus soit disant plus rapide et légèrement plus cher. Nous n’avions pas pensé à réserver plus tôt vu que, depuis que nous étions en Indonésie, il n’a jamais été nécessaire de le faire et qu’il avait même été impossible d’obtenir des informations correctes à l’avances sur les horaires.
D’après les informations que nous avions reçues lors de la réservation, le trajet devait durer 11h et nous devions arriver à notre destination vers 23h. Nous nous réjouissions d’arriver avant minuit à notre hôtel… Le jour du départ, le bus, en provenance de Medan, est arrivé avec une heure de retard. Il restait 4 places. Les 2 premières ayant été souillées par un passager souffrant du mal de la route, nous avons préféré nous installer sur les 2 sièges restant sur la banquette au fond du bus. Les dossiers ne pouvaient pas s’incliner et nous étions coincés derrière les barreaux de la rampe des escaliers de la porte arrière. Une planche est venue boucher l’orifice de l’escalier devant nous et l’espace ainsi gagné fut rempli de sacs de riz et de quelques bagages.
Tout au fil du trajet, les places imaginaires, improvisées avec des petits tabourets en plastiques dans le couloir, se sont remplies. Puis les bagages ont émigres sur le toit et quelques personnes en plus on pu s’installer sur les sacs de riz. Comme si ce n’était pas assez, deux personnes ont élu domicile sur la planche située entre le sommet de nos dossiers et la vitre arrière. A chaque nouveau passager, nous assistions à un jeu de chaise musicale auquel nous n’avons jamais été invité, dont les règles nous ont complètement échappées et qui nécessitait de longues discutions où tout le monde participait alors que l’horloge tourne...
Nous avons donc passé les trois quarts du trajet avec le dos des personnes devant nous appuyé contre nos jambes et en alternance un pied ou un genou de la personne derrière nous contre nos têtes. Mais de quoi pouvions nous nous plaindre, les places les plus inconfortables n’étaient pas réservées qu’aux jeunes hommes bien portant que du contraire. Quelques vieux occupaient des tabourets sans dossier dans l’allée et devant nous sur les sacs de riz, se trouvaient une vielle dame et sa fille.
C’est à l’arrière du bus que l’on ressent le plus les irrégularités de la route. C’est un fait indéniable, les lois de la physique sont faites ainsi : ressorts, bras de levier et autres nous font bondir et rebondir à chaque nid de poule et les virages serrés nous écrasent entre le voisin et la fenêtre. Si en plus l’état de la route est déplorable, on commence à comprendre ceux qui ont le mal de la route. Quelques glissements de terrain et autres déchainements naturels ont transformé ce qui avait du être une route il y a bien longtemps en un parcours du combattant interminable. Nous avons même du tous descendre du bus afin que celui-ci puisse franchir une montée à forte inclinaison.
Le bus aura parcouru les 485 km en …16h ! Etrangement, même s’il nous a été impossible de dormir, j’ai mieux supporté ce trajet que celui qui m’a tant fait souffrir au Myanmar. Laetitia, quant à elle, a frôlé la crise de nerf. Le voyage fut d’autant plus difficile que nous n’avions rien mangé durant le trajet : la nourriture proposée dans les gargotes ne nous donnait vraiment pas envie.
Philippe.
mardi 8 juillet 2008
Lac Toba
Pour résumer : de Tobbing, on a attendu sur le bord de la seule petite route de campagne du village qu’un bus passe, en espérant qu’il passe. Il nous a déposés devant l’entrée de Sipisopiso.

La région du lac est vraiment ravissante. Cette grande étendue d’eau claire entourée de collines verdoyantes ponctuée, ça et là de batak* avait quelque chose d’extrêmement apaisant. L’endroit nous a tant plu et l’hôtel était tellement agréable que nous y sommes restés une semaine. Semaine pendant laquelle nous nous sommes contentés d’entrecouper nos moments de repos de balades.

Et puis un jour… il a bien fallu reprendre la route… je laisse à Philippe le loisir de vous parler de notre voyage en bus...
jeudi 3 juillet 2008
Berastagi

La petite ville n’a rien d’extraordinaire en soi, mais, située au creux de 2 volcans à 1400 m d’altitude, le cadre dans lequel elle évolue est absolument magnifique. L’Indonésie ne compte pas moins de 400 volcans dont 70 en activités.
Le mont Sibayak (2095 m) en fait partie et nous avons choisi d’en faire l’ascension. En dépit des risques dont le Lonely Planet fait mention (gaz sulfurés asphyxiants, geysers), nous ne pouvions passer à coter de l’occasion d’approcher d’aussi près le centre de la terre. 
Abrités des gaz désagréables, nous avons pique-niqué assis sur un rocher en admirant passionnément la vue panoramique que nous avions de Sumatra puis nous sommes redesendus vers les sources d’eau chaude. Des bassins avaient été aménagés pour permettre de s’y baigner.
Cette belle journée s’est malheureusement mal finie puisqu’a notre retour à la guest house, au moment de partir vers notre destination suivante (Tobbing), Philippe a réalisé qu’on nous avait volé de l’argent alors que nous avions confié le sac qui le contenait à la réceptionniste pour qu’elle le mette en sécurité… C’était peu d’argent mais cela généré une dispute avec la gérante, qui non contente de nous avoir volé, nous a privé du seul logement bon marché que nous avions de disponible dans le minuscule village ou nous nous rendions le soir même. En effet : les 2 guest house travaillent en collaboration et cette gérante leur a téléphoné en leur demandant de ne pas nous louer de chambre. Nous avons du louer une chambre dans un hôtel, très joli, certes, mais cher. En plus le personnel ne connaissant pas un mot d’anglais… Rien que pour commander à manger, ce fut tout un sport parce que le seul mot qu’on connait en Indonésien, c’est « Merci » et « Merci » ca sert pas à grand-chose quand on veut dire poulet. Qu’est ce qu’on fait, alors ? Ben on mime. Et vous savez comment on mime du riz ? Ben moi non plus !:-)
mercredi 2 juillet 2008
Bukit Lawang
Il nous a fallu 4 heures pour faire les 78 km qui nous séparaient de Bukit Lawang. Inutile de détailler l’état les routes ni, d’ailleurs, le système bancal de transport en commun… Ai-je déjà dit que l’Indonésie me rappelait l’Inde ? :-)
Eco-Lodge Guest House nous a accueilli chaleureusement et nous a offert un ravissant bungalow donnant d’un coté sur la rivière (responsable d’une inondation très meurtrière en 2003) et sur la jungle de l’autre. Bukit Lawang est la porte d’entrée de la réserve naturelle du Gunung Leuseur : l’un des deux endroits au monde où il est possible de voir des Orangs-Outangs (= homme des bois en indonésien) dans leur milieu naturel.
C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous sommes partis, le lendemain, en trek, accompagné de Suhendra , un jeune guide. Sur le chemin, il nous montrait et nous expliquait les plantes : arbre à bétel (graines rouges ignobles que beaucoup de gens mâchent en Asie – substitut de la feuille de coca en Bolivie ou de la cigarette chez nous), cacaotier, arbre à clou de girofle, plante d’ananas, arbre-à-la sève-qui-brule-comme-de-l’essence, … Des stèles en bétons marquaient la frontière entre les terres cultivables et celles de la réserve naturelle (inviolables sous peine de lourdes sanctions de prison).
Avant de pénétrer dans cette jungle épaisse, Suhendra nous a mis en garde contre Mina. Les Orangs Outangs sont inoffensifs mais Mina, elle, est agressive et aurait déjà agressé 25 guides et accompagnants… Ben tiens ! Voilà qui a de quoi nous mettre à l’aise !
Il ne nous a pas fallu longtemps avant de voir nos premiers singes : d’abord les Thomas monkey : adorable bouille à la tête punk, ensuite maman et bébé Orang Outang, puis des Gibbons (plus difficiles à voir parce qu’ils sont plus farouches), macaque a longue queue, … que d’émerveillements ! Nous avons aussi été étonnés par les cris des oiseaux, regrettant de ne pas avoir pu les enregistrer tant ils étaient curieux (parfois proches de cris de mammifères ou de rires humains).
Il devait être 12h30. Nous commencions à avoir faim et envisagions de nous installer pour manger. Je suivais Suhendra quand il a subitement cessé de marcher et dit « Oh… Noo ! » d’un ton stupéfait. Au moment ou je me penchais de coté pour voir ce qui le surprenait, il fit « This is Mina ! GO BACK ! BACK BACK ! » J’eus à peine le temps d’apercevoir une fourrure orange au sol à quelques dizaines de mètres de nous que, réalisant la proximité du danger, je me mis à courir en sens inverse. Philippe me précédait. J’étais paniquée et je me demandais combien de temps il allait falloir courir pour semer une Mina affamée qui sait bien que notre sac est chargé de notre déjeuné ? Pour brouiller les pistes, nous sommes sortis du sentier et nous sommes mis à déballer une pente raide et glissante nous accrochant tant bien que mal aux branches et aux racines pour éviter de tomber. Ne la voyant plus derrière nous, nous nous sommes arrêtés pour reprendre notre souffle. Je ne tenais plus sur mes jambes, mon corps tout entier tremblait secoué par l’adrénaline et l’effort physique que je venais de faire.
Soudain, Philippe entendit des bruits de feuillage : un autre Orang Utang jouait dans les branches à quelques arbres de là. J’ai pris quelques photos ne me rendant pas compte qu’en fait, le singe était en train de venir à notre rencontre. Quand il a touché le sol, le guide s’est affolé et nous a ordonné de nous lever et de continuer à descendre. Vite ! Allez ! Viiite ! J’étais aussi rapide que possible, manquant à chaque saut de dévaler le reste de la pente en cumulets ! J’aurais espéré que la terreur générée et les grognements que j’entendais très clairement derrière moi me fasse courir plus vite encore mais malheureusement, le terrain trop accidenté nous ralentissait inexorablement et Suhendra a du se résoudre à s’arrêter pour sortir des fruits de son sac afin de mettre un terme la poursuite du singe. Suhendra tenta de lui donner une banane, mais ca ne suffisait pas : l’orang outang lui prit, de force, la totalité de la main (de banane) qui nous était destinée puis nous laissa partir.
La course que nous venions de faire m’avait épuisée et mes jambes avaient du mal à me porter. J’étais heureuse d’arriver à la rivière que nous allions, après le déjeuner, parcourir en radeau (3 chambre à air de tracteur maintenues ensemble par des cordages). Au menu : Riz sauté, ananas, fruit de la passion, pastèque, orange. Un régal que des macaques nous regardaient manger de l’autre coté de la rive. Ils savent que les restes leur sont destinés et sont prêts, pour ca, à braver la rivière qui pourtant les rend frileux.
Anecdote : Philippe et moi avons découvert lors de nos balades nocturnes entre le restaurant et notre hôtel, que les yeux des araignées reflètent la lumière de notre lampe frontale. Résultat, on les voit mieux dans la nuit noire qu’en plein jour ! Et, purée, y en a… beaucoup, beaucoup ! en fait, sans le savoir, on est cernés en permanence !!!
Eco-Lodge Guest House nous a accueilli chaleureusement et nous a offert un ravissant bungalow donnant d’un coté sur la rivière (responsable d’une inondation très meurtrière en 2003) et sur la jungle de l’autre. Bukit Lawang est la porte d’entrée de la réserve naturelle du Gunung Leuseur : l’un des deux endroits au monde où il est possible de voir des Orangs-Outangs (= homme des bois en indonésien) dans leur milieu naturel.
C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous sommes partis, le lendemain, en trek, accompagné de Suhendra , un jeune guide. Sur le chemin, il nous montrait et nous expliquait les plantes : arbre à bétel (graines rouges ignobles que beaucoup de gens mâchent en Asie – substitut de la feuille de coca en Bolivie ou de la cigarette chez nous), cacaotier, arbre à clou de girofle, plante d’ananas, arbre-à-la sève-qui-brule-comme-de-l’essence, … Des stèles en bétons marquaient la frontière entre les terres cultivables et celles de la réserve naturelle (inviolables sous peine de lourdes sanctions de prison).
Il ne nous a pas fallu longtemps avant de voir nos premiers singes : d’abord les Thomas monkey : adorable bouille à la tête punk, ensuite maman et bébé Orang Outang, puis des Gibbons (plus difficiles à voir parce qu’ils sont plus farouches), macaque a longue queue, … que d’émerveillements ! Nous avons aussi été étonnés par les cris des oiseaux, regrettant de ne pas avoir pu les enregistrer tant ils étaient curieux (parfois proches de cris de mammifères ou de rires humains).
La course que nous venions de faire m’avait épuisée et mes jambes avaient du mal à me porter. J’étais heureuse d’arriver à la rivière que nous allions, après le déjeuner, parcourir en radeau (3 chambre à air de tracteur maintenues ensemble par des cordages). Au menu : Riz sauté, ananas, fruit de la passion, pastèque, orange. Un régal que des macaques nous regardaient manger de l’autre coté de la rive. Ils savent que les restes leur sont destinés et sont prêts, pour ca, à braver la rivière qui pourtant les rend frileux.Anecdote : Philippe et moi avons découvert lors de nos balades nocturnes entre le restaurant et notre hôtel, que les yeux des araignées reflètent la lumière de notre lampe frontale. Résultat, on les voit mieux dans la nuit noire qu’en plein jour ! Et, purée, y en a… beaucoup, beaucoup ! en fait, sans le savoir, on est cernés en permanence !!!
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