jeudi 27 mars 2008

Golden Rock

Embarquement à 6heures du matin dans un camion décapoté. Huit poutres en bois (en guise de siège) parcourent le camion en longueur ce qui permet d’avoir 30 cm entre chacune d’elle (et croyez moi, si vous mesurez votre fémur, vous comprendrez que c’est peu d’espace). Il y a 5 ou 6 passagers par poutre et, installée au milieu, je me voyais obligée de presser mes genoux sous la poutre devant moi pour avoir un semblant de stabilité dans les virages (je n’avais aucun autre moyen de me tenir).

Ces camions sont prévus pour 30-35 personnes. Nous étions 50 ! Ces gens ont une capacité à s’entasser dans des boites à sardine qui ne cesse de m’étonner. Parfois je me dis qu’avec eux, on pourrait monter un spectaculaire numéro de cirque en Europe. D’ailleurs, je comprends mieux ce que je prenais pour de la cruauté envers les animaux : entasser des poules ou des cochons dans des cages en paille. Ce n’est pas de la cruauté, c’est normal : ils font la même chose entre eux !

Dès qu’on est partis, j’ai donc compris que ce voyage serait difficile. Ici, en Birmanie, ils n’ont pas de « Disney Land », mais ils n’en ont pas besoin ! Ils ont … (roulement de tambour)… le Golden Rock ! Et c’est même mieux que toute attraction genre Ciroco parce que ce n’est pas 5 min mais 45 min de sensation fortes! Et les frissons sont plus forts encore que la Dalton Terror parce qu’ici, on a aucune ceinture de sécurité.

Donc si on tombe, on meurt pour de vrai ! GENIAL ! Vous auriez du nous voir: 50 petits bonhommes criant dans ce camion parce qu’il dévale, à tout vitesse, une pente de 30° (pente que, même à vélo, j’hésiterais à prendre tant elle est raide) ou parce qu’on manque d’expulser l’un ou l’autre passager hors du camion lors d’un virage en tête d’épingle prix à trop vive allure. Je pense que le chauffeur devait être un sadique parce qu’on avait aucune raison d’être presses. Il est d’ailleurs passé, dans ma tête, par tous les noms d’oiseaux. Sincèrement, je ne suis pas une froussarde, mais là, j’ai eu peur ! Annabelle, elle, a encré son regard sur ses genoux pour ne pas vomir, pendant que Philippe, debout à l’arrière et mort de rire, tentait de prendre des photos de notre calvaire.

Nous sommes arrives tous tremblants au bout de notre course. Les gens se précipitaient pour sortir du camion (on sait jamais, des fois qu’il se remette en marche brusquement).

On a commencé notre ascension de la montagne pour arriver au fameux rocher. La vue était superbe et, comme à Bagan, aucune photo ne pourrait rendre la beauté du paysage. Le chemin était bordé de petites échoppes. Les plus impressionnantes étaient sans doute les vendeurs de poudre de perlin pin pin et autre remèdes de grand-mère.

Ils proposait de l’huile d’éléphants et d’insectes répugnants pour les massages, des crânes de singes, des dents de tigre, des pattes d’ours… Bref, pour le même prix on pourrait les appeler braconniers.
En marchant, on a croisé des moines et des touristes, affalés sur une chaise longue portée par 4 porteurs. On a aussi vu des porteurs de bagages pas comme les autres. :-)

Je réalise que je ne vous ai pas expliqué ce qu’est le Golden Rock. Avant tout, c’est un très haut lieu de pèlerinage bouddhiste. Ce rocher couvert d’or (couches successives de feuilles d’or déposées par les pèlerins) est en équilibre sur la falaise (la force de 3 hommes pourrait la faire basculer). Mais les gens ici disent qu’il ne tombera jamais parce qu’il est maintenu par un cheveux de Bouddha. A quoi ca tient, hein ?!

1 commentaire:

Olivier a dit…

Votre petite escapade avait l'air très sympa !!!

Héééééé, moi aussi je veux faire de la montagne russe !!!

@ bientôt !