Sur le vol nous sommes les seuls blancs. Il semble que les manifestations durement réprimes par l’armée aient vraiment effrayé beaucoup de gens et le secteur du tourisme en fait sensiblement les frais.
Une fois arrive dans le petit village Nyaugshwe, on a visite quelques guest house avant de jeter notre dévolu sur une petite pension familiale ou on est très chaleureusement accueillis par Monsieur Jo et son épouse.
A propos de fleurs, je n en ai pas cru mes yeux quand, cet après-midi là, lors d’une promenade au bord d’une petite rivière, une poignée enfants nous ayant vus passer devant leur maison se sont mis a courir de toute leur force pour nous rattraper. Je craignais qu’ils ne nous réclament des bonbons ou de l’argent. Nous n’avons donc pas ralenti notre pas. Indecourageables, ils continuaient à courir en agitant leurs mains et en criant « Hello » pour saluer.
C est horrible : j étais profondément touchée par ce geste adorable et je ne savais même pas dire « Merci » en Birman (pas sûre qu’ils aient compris mon « Thank You » teinté d’un accent français). Cinq mètres plus loin, une femme cueillait, avec son mari, des fleurs dans un arbre et, me voyant émue, elle me sourit et me tendit, elle aussi, une petite branche pleine de pétales a l’odeur de Jasmin. Vous allez trouver ca bête, mais j ai presque pleuré. Tant de gentillesse, de générosité, de douceur, c’était trop…
Philippe et moi sommes revenus à cet endroit dans les jours qui suivirent ayant appris « Migalaba » (Bonjour) et surtout « Chezutembare » (Merci). Nous avons à nouveau reçu des fleurs et, en échange nous leurs avons donne quelques fruits, des savons et lingettes que nous avions reçues dans l’avion. Ces fleurs, j en ai fait un petit bouquet que j’ai pose prés d’une statue de Bouddhas parmi d’autres offrandes. Je voulais remercier leur prophète pour toute cette gentillesse.
Le lendemain, on a commence par le très animé marché du village ou nous avons acheté des fraises, vu des poissons encore gigotants posés sur des feuilles de bananier à même le sol et rencontré nos premières fourmis rouges grillées (présentées en pyramide dans une bassine). Les Birmans les apprécient mélangées aux cacahouètes, parait-il… Nous aurions certainement encore flane longuement entre les échoppes si le marché n’avait pas été bâché si bas : Philippe finissait par être agacé de devoir avancer a demi-courbé.
Des enfants donnaient le bain à d’énormes buffles. Immergés dans la rivière jusqu'à n’avoir plus que la tête qui dépasse (parfois même en apnée), ils semblaient adorer ca.
Des paysans ramassaient la canne à sucre puis la chargeaient sur des charrettes calmement tirées pars des vaches. Des villageois mettaient le feux aux buissons pour débroussailler (et ce malgré la sécheresse de la région).
Nous sommes rentres exténués et brises par l’état des routes. Ce soir, Monsieur Jo nous a prévenu, pas d’électricité : le gouvernement a décidé que les habitants de Inle Lack auraient droit à de l’électricité un jour sur deux : c’est bien plus lucratif d’exporter l’énergie. Il en prive donc, d’une manière ou d’une autre, la population du pays entier. Dès lors, nous nous sommes éclairés à la bougie ce qui n’était pas pour me déplaire.
Les Intha ont fait preuve de génie
Nous avons visités nos premières pagodes et 2 monastères entièrement construits en teck et vieux de plusieurs siècles. Le peuple des Intha le renommés pour sa ferveur religieuse et la région compte notamment près de 70 monastères.
Journee bien remplie que nous avons doucement termine par un couché de soleil sur l’eau.
2 commentaires:
la douceur de vie apparente est bien loin de ce que nous vivons ici, quelle sérénité à travers ces enfants qui éclatent de rire en te donnant ce petit bouquet de fleurs jaunes,c'est magnifique.Philippe est superbe sur son vélo et les foumis rouges, heureusement grillées, nous donnent des craquements sous les dents...
bonne route!
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