Jusqu'à présent, nous avons essayé le taxi, le bus, le car, le métro, le bateau malais. Il nous fallait encore expérimenter le train. Nous l’avons fait pendant 8 heures entre Jerantut et Kota Baru. Le train est de loin le transport le plus rustique que nous ayons pris en Malaisie. Omnibus tout rouillé, il ne connait pas l’air conditionné. Les portes, sans vitre, sont restées ouvertes tout le trajet (ce qui permettait d’avoir un bon courant d’air, les ventilateurs étant hors service). Les fenêtres battantes des wagons étaient opaques de crasses et prenaient, de temps à autre, l’initiative de s’ouvrir toutes seules manquant, au passage, d’assommer les passagers assis à leur coté. Les sièges, couverts d’un velours mité, étaient si vieux qu’on sentait chaque ressors de l’assise (et je vous épargne la description des toilettes). Escale à Kota Baru, chez les Zeck. Monsieur Zeck est un souriant Monsieur à l’énergie débordante et bourré de bons conseils (une véritable agence touristique sur pattes), Madame Zeck, elle, est une Mama à poigne. Ici, dans sa guest house, c’est elle qui dicte les règles et qui tient les poêles. Si la plaisanterie est toujours bienvenue, gare à celui qui la vexe ! Bref, chez les Zeck, cette famille généreuse et haute en couleur, nous avons eu la chance de toucher du doigt le quotidien des gens d’ici.
Au petit matin, un taxi nous attendait devant la guest house pour nous amener au port où nous devions prendre le speed boat vers les îles. En bons touristes que nous étions, nous nous sommes, tous les 4, équipés de masques et de tubas avant d’embarquer. Y a certainement des trucs qui bougent à observer sous l’eau !
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