lundi 16 juin 2008
Taman Negara
Le jour qui suivit fut une course contre la montre inattendue et à la chute heureuse. Apres nous être évertués, en vain, à obtenir des informations concernant les différentes possibilités de transport vers la jungle du parque national de Taman Negara, nous nous sommes assurés que nous avions vu tous les recoins intéressants du centre ville de Malaka, puis nous nous sommes rendus à la gare routière espérant que notre chasse aux infos serait plus fructueuse.
Nous nous sommes heurtés à 36 compagnies de bus indépendantes jouant de désinformation pour tenter de nous vendre leurs propres tickets. Nous avons compris qu’il n’y avait pas de bus direct pour Taman Negara, et c’est finalement de justesse que nous sommes montés dans un bus pour revenir sur la capitale.
De là nous devions prendre le métro pour changer de gare routière en espérant que nous y trouverions encore une correspondance vers Jerantut. Nous avons eu la chance d’avoir la dernière à la seconde ou nous arrivions à la station de cars.
Jerantut nous vit débarquer à 21h30. Heureusement, trouver une Guest House ne fut pas trop difficile. Le lendemain nous prenions encore un bus puis un bateau (3 heures) pour arriver, enfin, au cœur de la plus vieille forêt tropicale du monde.
Nous n’y avons pas vu de tigres ou éléphants (sans doute valait-il mieux, ces bêtes sauvages pouvant être dangereuses), mais la beauté de la flore ne nous a pas moins laissés bouche bée. Philippe et Bérenger se sont beaucoup plus à endosser les rôles d’Indiana Jones et de Tarzan, nous guidant dans l’épaisse forêt, se pendant aux lianes géantes et surtout nous entrainant au sommet de la Canopé; une succession de ponts suspendus entre les arbres. Perso, perchée à 25 mètres du sol sur un pont en cordage solide mais assez instable, j’étais mal à l’aise, voire malade !
Malgré nos vaillants aventuriers, il me faut mentionner notre frayeur quand nous avons cru nous être perdus. Nous avons eu de la chance : c’est au pas de course, et juste avant la tombée complète de la nuit que nous avons retrouvé la rivière qu’il nous fallait traverser pour arriver jusqu'à notre bungalow.
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