A notre arrivée a Yangun, au bout d’1h30 de vol, ma surprise est totale: je suis effectivement époustouflée par la douceur de l’accueil qui nous est réservé ! Pour la première fois depuis 36 jours, je n’ai pas l’impression d’être une bête de foire et si mon regard croise celui de quelqu’un d’autre, un échange de sourires s’en suit systématiquement. Mon soulagement est énorme. Je pensais avoir perdu l’amour du voyage et de la découverte, la Birmanie vient de me prouver qu’il n’en est rien.
Je suis surprise aussi par la propreté des rues : peu d’ordures a terre, pas d’odeurs disgracieuses. Yangun, bien qu’une capitale de 4 millions d’habitants, est moins oppressante, moins polluée que bon nombre des grandes villes en Inde. On y trouve un semblant d’ordre, les vitrines des magasins sont soignées, les maisons entretenues, les gens respectent un code de la route et de conduite, les rues ne sont calmes (la loi interdit de klaxonner a Yangun).
Nous avons profité d’être à l aéroport (qui, il faut le dire, est flambant neuf et digne des aéroports les plus modernes) pour réserver notre vol vers Heho (pour le lendemain) ainsi que celui pour Chang Mai (Thailand, dans un mois). Ce sont des dépenses auxquelles nous n’avions pas pensé en achetant nos Dollars en Belgique et il semble que nous soyons financièrement un peu juste pour le mois… Cela m’inquiète étant donné qu’il n’y a aucun moyen de retirer de l’argent en Birmanie (ni Mister Cash ni banque pouvant nous procurer de l’argent sur base d’une carte de crédit). Heureusement, on apprend qu’un hôtel (le seul dans le pays semble-t-il) accepte de donner des Dollars en échange de l empreinte de notre Master Card et une commission faramineuse.
Nous montons dans un taxi et sur la route il nous faut quelques minutes pour réaliser que, bien que les volants des voitures soient, pour la plupart, a droite, on roule a droite aussi. « Pas très pratique », mais notre taximan répond d’un air fatigué : « C’est comme ca, on s’habitue a tout »… On apprendra plus tard qu’il y a a peine quelques année, la conduite se faisait en effet a gauche, mais qu’un jour, un dirigeant illumine a décidé, sur base des bons conseils d’un astrologue, qu’il fallait conduire a droite parce que c était mieux. C’est aujourd’hui chose faite mais les Birmans n’ont néanmoins pas perdu certaine vieilles habitudes : ils roulent donc a droite, mais les véhicule lent roulent le plus a gauche possible ce qui oblige les dépasseurs a dépasser par la droite (comprenez-vous ?). ils agissent aussi comme cela parce que souvent l’état des routes est meilleure au centre (moins de trous que sur les côtes).
Les hommes portent presque tous le « Longy ». C’est une sorte de long tissu noué à la taille et qui forme, selon l’envie, une jupe longue, un short ou un caleçon. Ce Longy se défait assez facilement et ils doivent souvent le renouer ce qui m’a valu de voir quelque fesses au cours de notre voyage. J’ai donc résolu la question du Longy avant celle du Kilt : Oui, ils sont nus dessous ;-)
Nous avons changé des dollars avant d’arriver a l’hôtel ce qui nous a valu une nouvelle surprise : pour 100 dollars nous obtenons 100 000 Kyat (prononcez « Chiatte »). Le billet 1000 Kyat est la plus grosse coupure qui existe (et, rendez-vous compte, la plus grosse coupure birmane vaut moins d’un Euro. Vous imaginez-vous payer votre restaurant ou votre nouvelle paire de chaussure en pièces de 1 euro parce qu’il n existe pas de plus gros billet ?), vient ensuite le billet de 500, 200, 100, 50, 20, 10 (les pièces existent mais ne sont plus utilisées que pour les donations).Une fois nos sacs posés, nous nous sommes promenés dans le centre ville: les rues sont bordées d’échoppes de nourriture fristouillante et de petits marchands en tout genre. Les trottoirs sont un peu plus présents qu’en Inde mais sont toute fois dangereux : je suis tombée quelques fois dans des trous.
Nous sommes est passés sur internet et, comme nous le craignions, la connexion a toute messagerie par interface Web est très difficile, voire impossible. C’est pourquoi vous n’avez de nos nouvelles qu’aujourd’hui.