samedi 23 février 2008

Train de nuit.

Voila, c'est fait, nous avons pris le premier train de nuit de notre voyage et le premier de ma vie aussi en fait.

La grande question "vais-je arriver à dormir là dedans" a enfin sa réponse. Je n'ai jamais su dormir dans une voiture, un bus, un car de nuit ou un avion sans avoir atteint un certain taux d'alcool dans le sang... (petite pensée pour Tiv lors de notre retour de Thailande il y à 2 ans). Avec les pieds qui touchent la paroi, la tête contre les barreaux de l'échelle, la dureté du matelas, les sacs à dos entre les jambes, les fortes odeurs de transpirations mélangées aux relans d'urines, les ronflements (malgré l'entraînement familial) et les musiques indiennes grésillardes provenant d'un haut parleur de téléphone portable, rendent la tâche tout simplement impossible et ce malgré le doux bercement du wagon.

J'ai profite de la lampe de poche frontale (merci à ceux qui nous l'ont offerte) pour lire jusqu'à épuisement de mes pauvres yeux. Ensuite, après un premier essai infructueux de recherche de sommeil et d'une position confortable, j'ai été me griller une cigarette à la porte extérieure du wagon que j'avais ouverte grand pour la circonstance, une bonne bouffée d'air frais ça fait du bien. Et dire que c'est un train express... je pourrais presque descendre faire un footing à côté du train! Aller, profitons de tout ce temps pour réfléchir à ce que je vais vous écrire...

La semaine dernière nous avons rencontré deux drôles de zigotos à Bundi.

Le premier est descendu depuis Paris sur son fidèle destrier, une BMW R850 (petite pensée à Didi qui doit s'éclater avec son nouveau monstre). Il a donc du traverser toute l'Europe de l'Est, la Turquie, l'Iran, l'Afganistan et le Pakistan... Il continue vers l'asie du sud et pense faire transporter sa moto par avion de Calcuta à Bangkok pour 300 eur! dingue tout ça.

Le second voyage en train et en bus comme la plus part des touristes, mais dès qu'il en descend, il met ces rollers! Etant moi même un patineur chevronné, j'apprécie à leurs juste valeur les difficultés qu'il a pu rencontrer. L'état de l'asphalte, quand il y en a, n'est pas des plus lisse et avec cette circulation qui est complètement dingue ici, ce n'est vraiment pas évident. De plus, les conducteurs indiens sont surpris, effrayés parfois d'apercevoir un piéton avancer si vite dans leur champ de vision. Ils n'ont certainement jamais du voir de patins à roulettes de leur vie! Le pire, c'est les animaux, il c'est fait attaquer par des chiens et les vaches s'enfuient en entendant le bruit des roues. Déjà à bruxelles je devais faire attention aux chiens quand je roulais en patins, apparemment, c'est partout pareil...

philippe

2 commentaires:

Olivier a dit…

Hé bien comme cela vous connaissez maintenant l'enfer des trains indiens ...

Tu verras, au bout de quelques voyages, on s'y fait. Le seul problème, c'est lorque tu retournes en Europe ! Tu trouves facilement les trains européens ennuyeux ... Peut-être est-ce dû au fait qu'ils sont moins remplis ...

666 a dit…

Bonjour Leatitia, bonjour Philippe,

Votre blog est devenu un de mes passes temps favorits, et ça me rappelle ma jeunesse ;o)

Vous me manquez quand-même un petit peu ;*) et ce blog m'aide à remplir ce creux.

Je vous souhaite beaucoup de courage, chance, patience, joie et de beau temps surtout maintenant qu'un est en printemps.

Bisoux à voux deux

Fariborz ( BXL )


PS. Il faut de temps en temps laisser l'appreil photo à Philippe, j'aimerai te voir plus souvent sur les photos !