vendredi 22 février 2008

Le meilleur et le pire

Périple en train

Comment vous expliquer le stress de ce voyage entre Ujjain et Bundi... Imaginez-vous dans une ville dans laquelle vous ne vous sentez pas en sécurité. Peut être étais- je parano mais il m'est arrivé d'avoir l'impression qu’au moindre faux mouvement nous pouvions provoquer une émeute tant nous étions l'objet de regards noirs ou de railleries méchantes.

A la gare, nous ne sommes pas parvenus à obtenir les informations précises quant à notre trajet en train. Nous ne savons ni à quelle heure il part (les avis divergent entre 10.30, 11.30 ou 13.30), ni de quel quai, ni combien de temps il met pour arriver à la gare de transit dont nous ne sommes mêmes pas surs du nom (nous ne trouvons aucune information au sujet de cette ville dans le guide). Bref, l'horreur. Il faut pourtant à tout prix qu’on quitte cet endroit!

Quand le bon train est enfin arrivé (10h20), on s'est rendu compte que la 2eme classe que nous avions réservée équivaut à la classe cochon: ce ne sont pas tant les sièges en bois qui nous gênaient, c'est le monde qui parvient à s'entasser dans ces wagons équipés de barreaux aux fenêtres (pour éviter que la pression n'en expulse l'un ou l'autre par la fenêtre, je suppose).

Sérieusement, il y avait tant de gens que certains préfèrent s'allonger sur les portes bagages au dessus de nos têtes plutôt que d’affronter la foule. A côté de cela je craignais d avoir à nouveau affaire à des mains baladeuses. Heureusement, sur les 2 heures qu’ont durées le trajet, il n'en fut rien. A Nagda nous devions changer de train pour Kota. Le stress m'empêche toujours d'avaler quoi que ce soit.

Le voyage entre ces deux villes étant plus long, nous avons demandé au contrôleur le changement de notre ticket en 1ere classe. Nous avons pu bénéficier de couchettes pendant les 2/3 de notre voyage, jusqu’à ce que nous arrivions à une gare où il y a clairement trop de monde pour la capacité du train. Des dizaines et des dizaines d'indiens ont alors envahi la première classe. Nous avons cédé une de nos 2 couchettes mais ça ne suffisait pas: certains voulaient s'asseoir avec nous alors que nous étions déjà entassés sur notre couchette avec nos sacs à dos. Philippe à du montrer les dents pour défendre notre espace et ça nous a valu des moqueries tout le reste du trajet.

Kota, il est 19h... il nous faut encore prendre un rickshaw et un bus pour arriver à destination. Je suis toujours très tendue mais quand, arrivés à la gare routière, j'ai entendu les rabatteurs de bus crier "Bundi, Bundi, Bundi... j'ai poussé un OUF de soulagement si profond que j'en ai pleuré. Dans une heure ce calvaire serait fini.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

waaaaa chaud tout ça!
bonjour les émotions...
c'est comme ça tout le temps?
S-P