jeudi 1 mai 2008

Luang Prabeng

Après être restés 15 jours au même endroit, nous avons eu un peu de mal à nous remettre en route. Nous avions presque oublié combien il était parfois pénible de chercher un moyen de transport ou une chouette guest house.

Les bus étant complets pour passer au Laos nous décidons de nous rendre à Chiang Rai, une ville un peu plus proche de la frontière. On y a trouvé une adorable petite Guest House (Chiang House) avec piscine pour des ronds de carottes, des queues de cerises, de cacahouètes ! (3 €). Nous en avons profité 2 jours, le temps de faire un petit tour de la ville et réserver le bateau pour Luang Prabeng.(Laos).
On sait, pour s’être renseignés, que ces 2 jours de croisière seront très inconfortables, mais à moins d’y mettre un bon paquet de dollars supplémentaires, nous n’avons pas trouvé d’autre option…

Notre première impression du Laos ne fut pas très bonne :
L’agence qui nous a accueillis pour nous mener au bateau a eu recours à la désinformation et au mensonge afin de nous vendre ses produits et services. Selon elle, trouver un hôtel à Pakbeng (le petit village où nous feront escale) sans réservation au préalable est quasi impossible. Les employées nous pressaient et insistaient pour que l’on réserve, à prix d’or, une chambre par leur biais. Nous n’avons pas cédé mais l’idée que nous dormirons peut être à la belle étoile, dans la jungle, avec nos amies les bêtes nous a angoissé tout le trajet.

Philippe avait changé quelques dollars en Kip (Monnaie laotienne) à la frontière afin de couvrir nos petites dépenses jusqu'à Luang Prabeng, notre fameuse agence prétendait que ce montant ne suffirait pas et il fallait absolument changer nos dollars ou nos baths chez eux. Ce que nous avons fini par faire préférant jouer la carte de la sécurité.

Topo : on n’a eu aucun problème pour trouver un hôtel à Pakbeng pour beaucoup moins cher que ce que nous proposait l’agence et l’argent que nous avions changé à la frontière était amplement suffisant (surtout que tout peut se payer en Baths comme en Kips).

Je déteste les menteurs doublés de profiteurs !

Le voyage sur le Mekong fut un ravissement : ses rives sont surprenantes et magnifiques. Malheureusement, la beauté du paysage fut gâchée par l’inconfort du bateau : l’assise des banquettes en bois était trop étroites et le dossier trop raide si bien qu’au final, la position la plus confortable était : debout. Je ne vous étonnerai pas en ajoutant que le bateau était bondé de monde et que pour passer de sa place à la toilette, il fallait bousculer ou enjamber bien des gens.

Le lendemain de notre nuit à Pakbeng, le bateau est parti avec 1h30 de retard (comme la veille, d’ailleurs). Comme si 8h sur ces banquettes à la c.. ca ne suffisaient pas… Décidemment, ces Laos là aussi m’énervent…

Luang Prabeng ne fait pas partie du Patrimoine de l’UNESCO pour rien. Elle compte quelques temples incroyables, un intéressant musée dans l’ancien palais royal, de très jolies rues bordées de maison coloniales et des araignées horriblement belles (cherchez l’intrus). Autant dire que nous avions de quoi occuper nos ballades.

Nous avons retrouvé nos amis Amélie et Arnaud (que nous avions rencontrés en Birmanie) avec beaucoup de joie et pendant 2 jours, nous avons partagé nos dernières impressions de voyage. Ils sont surpris d’apprendre que nous n’avons pas eu de bons contacts avec les Laos (nous avons croisés peu de laotiens souriants et aimables) ayant, eux, rencontré beaucoup de gens adorables. Voilà qui nous rassure pour la suite. Ils nous ont aussi parlé de leur (mauvaise) expérience du Vietnam ce qui, ajouté au témoignage de ma chère tante Françoise a fini par nous dissuader d’y aller. A la place, nous irons en Malaisie et en Indonésie. « soupire »… la vie est dure, pas vrai ? ;-)

Nous avons essayé le massage Lao. Et pour cela nous sommes allés dans un « institut » (chaudement recommandé par Amélie et Arnaud) dont les masseurs sont aveugles. C’était d’ailleurs assez cocasse parce que, lors du massage, une coupure de courant à plongé la pièce dans le noir complet. Ce qui n’a, bien entendu, pas empêché nos masseur de continuer leur travail là où tout autre professionnel se serait arrêté. Ah, et, ce qui est génial avec le massage thaï c’est qu’on est contents tout le temps : content quand ca commence et content (voire super contents) quand ca s’arrête ! Philippes et moi avons du étouffer quelques fous rires en voyant nos grimasses respectives. Nos gémissements de douleur joints à nos rires amusaient beaucoup nos masseurs.

Nous avons trouvé l’introuvable ! « vrai soupir » Home ! Sweet Home !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

santé et bonne route à vous deux
bisous++++
Diane

Anonyme a dit…

Nous avons nous aussi ete tres contents de vous recroiser a Luang Prabang. Nous sommes maintenant a Phnom Penh apres etre redescendus tranquillement a travers les 4 000 iles et le nord-est du Cambodge.
Bonne route pour la suite,

Amelie et Arnaud